ÉT1I0DES MIXTES DIVKHSE.S
suUent laut pour le malade que pour le chirurgien. H. ïhompson, un grand nombre de chirurgiens de Londres et M, Péan, à Paris, eu ont fait usage.
L'instrumentation sans être très compliquée n'est cependant pas non plus très simple. Elle se compose d'abord du récipient métallique dans lequel le protoxyde d'azote est conservé à l'étal liquide. Le gaz liquéfié qui s'en échappe traverse un vase entouré d'eau chaude destinée à réchaufTer le protoxyde refroidi par le passage de l'état liquide à l'état gazeux. Ce système est mis en communication, par un tube, avec le masque en caoutchouc qui doit être appUqué sur le visage du patient. A ce masque aboutit également le tube communiquant avec le vase à éther. Un robinet permet de Faire succéder rapidement l'arrivée de la vapeur éthérée à celle du protoxyde.
M. Paul Bert a signalé un danger de ce procédé : le mélange de protoxyde d'azote et de vapeur d'éther est un mélange détonnant qui, manié sans précaution, pourrait occasionner les plus graves accidents.
.:; 2. Association de l'alcool au chlorororme et à l'éther. Procédé de Stefan! et Vachetta.
Deux médecins italiens, Stefani etVachetta, ont proposé {An7i. unir, di med. et rhir., juin 1880) d'associer l'alcool au chloroforme et à l'éther. L'administration de ces ancsthésiques présenterait moins de dangers si l'on faisait prendre d'abord aux malades des liqueurs alcooliques. Les auteurs italiens pensent que la syncope et l'asphyxie seraient moins à craindre dans cette façon de procéder : les phénomènes consécutifs, vomissements, somnolence prolongée, abaîs-
L de Ift IcBpéraâtire. seraif^ol moins accusés, mt iégênmtmi alL-oolisé est aDesthésié plus 1 d «ICC me noiodre qnaotité d'éUier ou ecMotuftuMc.
Ces idées oal été confinuée». d'après Slefani el Vachetta. par les nsullaU obtenus expérimentalemeot tha les ^ieos. auxquels il» faisaient prendre de fortes doses de via de Mars^a avant de les soumeUr? aux anesthésiqnes.
Olle méthode doit être rapprochée de ranesthcsiation par le pivleodo chlonxre de méthylène {voir plus haut. ch. II. livre III'. qui n'est en réalité qu'un mélange de chloroforme et d'alcool méthvlique. Ce procédé, préconisé par Spencer Wells en Angleterre, a été appliqué en France par Léon Le Fort et Polaillon.
l"n procédé analogue a été appliqué pour Tanestliésie des animaux par Quinquaud [Soe. B'ioL, 23 juin 1883). On fait respirerau chien l'air qui est en contact avec une solution à parties égales de chloroforme el d'alcool '15 cent, cubes de chloroforme et 15 cenl. cubes d'alcool'. L'insensibilité coméenne est complèle en quatre on cinq ailnutes. Si l'on prolongeai! la respiration dans ces condilions, la mort surviendi-aiten un quart d'heure environ : on fait donc respirer l'aird'un flacon contenant une solution plus diluée, au neuvième, contenant 14 cent, cubes de chloroforme pour 1 12 d'alcool, dont on mainlientle titre. L'anesthésie peut être ainsi entretenue pendant quatre heures sans danger. L'alcool favorise la rapidité d'action du chloroforme, mais diminue la résistance vitale. (R. Dubois : Soc. BioL, novembre 1883.)
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g 3. Association de la cocaïne au chloroforme Procédé d'Obalinsky.
OilTérents expérimeutateurs (Tchaikowsky, Draosart, Terrier; ont essayé d'unir l'action du chloroforme à celle de la cocaïne. C'était là une tentative tout à fait empirique, car ce que l'on sait pertinemment de l'hisloire physiologique de ces deux substances ne justifierait guère les espérances qu'on a fondées sur leur association.
Obalinsky (de Cracovie) procède ainsi :
[I chloroformisc légèrement le sujet ; puis, pendant ce sommeil cliloroformique léger, il injecte sous la peau 2 à 5 centigrammes de cocaïne en solution à 3 p. 100. Cette pratique aurait les avantages suivants, d'après vingt-cinq essais réalisés sur différents sujets :
l°Elle permettrait d'entretenir l'anesthésic générale avec une moindre dose de chloroforme;
2''Ellerendraitles vomissements plus rares;
3° Elle supprimerait au réveil les sensations désagréables, courbature, etc. ;
4° Elle atténuerait les phénomènes d'excitation nerveuse.
§ 4. Association du diméthy lac étal au ehloroforme. Procédé de von Mering.
Le diméthylacétal est un composé ternaire répondant à la formule C*H"'0-. Sou point d'cbullition est à 6i", 11 est assez volatil pour être administré par voie d'inhalation.
Von Mering a proposé de l'associer au chloroforme {Berihi, Klin. Wochcn.w.hrif/ , n" 13, 1882). On
DASTHE. 17
K «nlnnies du «iùnêtbvlacâal à db rolume 4» (ihfcirijfcffini . Ce mêlan^. aidmùiîstré par înhaklia« aax «mmajii. protluit un iMmineO profond. Ia : le MMT ai la pres'^oD
ï 5. Astres proeêdés.
KiHM diroa« !«aI«iDeat deux suis de qiidqoes aalns procédés dont 1 iatérèt n'est pas coosidérablect Be Bérile pas une pins longue menlioD.
Cest d'abord le procédé de RaiMteaa. qaî associe au cUorofonne. non plos la morphine, comme^ n. Bernard, mai», la narcétoe. Cette modification ae serait pas sans avantage? : elle ferait disparaître le» elTets nauàéeux et les Tomissemeots. L'essai aurait réussi sor de^ ehiens (Sof. Biol., n* 16, I883i.
On peul signaler, eo second lieu, la méthode mixte oxygène-chlorororme préconisée par Neudôrfer et •^impliHée par Kreutzmann iCeittr. f. Chir., n° 3a. (887;. Oelui-ci emploie l'appared de Junker : l'inha- Inteur est niis en rapport avec un sac à oxygène ea caoutchouc el avec le récipient à chloroforme. — ■ I/rsshÎ a été réalisé sur 25 malades. On aurait obtenu, une anesthésif rapide et un rapide réveil, sans inalaific. l'a» d'excitation ; pas de vomissements.
Il nous reste maintenant à parler de celle des. inélhodcs rombinées à laquelle nous attribuons actuellumen!, le pliiw (le valeur : c'est la méthode atropioeinnrpliine-chloroforme-