‹ Les anges du foyerChapitre 15 sur 16 · LA II 0 C II K PERCÉE · texte numérisé non relu

LA II 0 C II K PERCÉE

put le secourir et le conseiller. La prière fut sans doute entendue, car les premières lueurs du jour ayant éclairé l'intérieur de la Roche-Percée, Claude fut tout à coup frappé de sa forme et reconnut qu'elle formait un four naturel que l'on pouvait utiliser facilement. Il résolut aussitôt de le tenter. Après avoir conduit Pierre et Renée à Dinant chez son cousin, qui consentit à les garder quelques jours, il revint à la Roche-Percée, y apporta une certaine quantité de galets calcaires choisis sur la grève, réunit ce qu'il put trouver d'algues desséchées, arrangea le tout selon son expérience et y mit le feu.

Le premier résultat ne fut point complètement satisfaisant, mais il suffit pour engager un fermier du voisinage à lui confier une charretée de fascines et d'ajoncs avec lesquels il obtint une chaux excellente et aussitôt vendue. Ce succès décida du reste. Au bout de quelques années, Claude Morvan put construire un four à deux cents pas de la Roche-Percée, devenue insuffisante pour sa fabrication, et longtemps après on voyait derrière ce

four une maisonnette blanche précédée d'un jardin enclos de barreaux verts, où se promenait un vieillard soutenu par un jeune homme et une jeune fille, qui portaient l'élégant costume des riches artisans de la ville: c'était Claude Morvan avec ^'%re et Renée qui lui payaient toutes ses inquiétude utrefois en tendresse et en reconnaissance.

On fait toujours voir aux étrange qui fut l'origine d'une industrie ir pays et enrichit une pauvre famille, qui servait de guide à l'auteur de ce la montrant:

— On répète que le temps der mon gentilhomme (1) ; mais cette n que Dieu, quand il le veut, peu les herbes des rochers et les cal ve.

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