‹ Les Angines NécrotiquesChapitre 18 sur 22 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

L'ensemencement des produits recueillis à la surface des a mygdales permet d'éliminer la diphtérie. :

2 novembre. — L'uicération s’est étendue et a gagné la base de la luette. Elle s’est maintenant étendue à la portion membraneuse du voile et forme une zone nécrosée, limitée du côté du palais osseux par une ligue irrégulière s'étendant en arrière jus”

qu’au bord postérieur du voile. La base de la luette est englobée Fe. l’ulcération et recouverte d’un exsudat grisâtre.

La température qui était de 38° le matin, atteint 40° le soir! Injection de 100 centimètres cubes de sérum.

3 novembre. — L’ulcération s’étend de droite à gauche, dépasse la luette et gagne le bord inférieur gauche du voile du palais. Elle ne donne pas l’impression d’être très profonde, et semble gagner plutôt en étendue qu’en profondeur. Elle atteint presque la fossette sus-amygdalienne gauche, mais reste cantonnée au voile membraneux.

L'état général devient de plus en plus mauvais, le malade est plongé dans l’adynomie.

Injection de 100 grammes de sérum.

4 novembre. — La situation reste la même. Injection de 100 grammes de sérum, la température est de 3829 le matin, de 38°6 le soir. :

5 novembre. — L'ulcération du voile ne s'étend plus, elle semble plutôt gagner en profondeur.

La dysphagie est de plus en plus marquée,le malade ne peut’ absorber la moindre gorgée de liquide, la température est 3908 le matin, de 3909 le soir.

6 novembre, — Le malade meurt,

Aulopsie, — Au niveau du poumon droit, on observe des

lésions d'emphysème au sommet, dé la congestion à la base,

La cavité péricardique contient 40 centimètres environ d’un liquide jaune sale, sans fausses membranes.

Le foie est volumineux ; la rate congestionnée : les reins normaux.

On enlève sur le cadavre la partie supérieure de la trachée et du larynx, ainsi que le pharynx buccal.

On constate sur cette pièce les lésions suivantes: la muqueuse du palais osseux est intact.

On remarque une ulcération profonde à la partie supérieure de l’amygdale droite, ulcération qui s'étend jusqu’à la fossette sus-amygdalienne.

L’ulcération est creuse, à bords décollés,le fond est recouvert d’un magma verdâtre et fétide.

L'ulcération gagne le bord libre du voile du palais où elle est plus superficielle. Elle est limitée en avant par une ligne brisée irrégulière. La base de la luette est également prise; son

sommet est respecté.

L’ulcération s'arrête à une faible distance de l’amygdale

gauche.

Observation V (/nédite).

(Pièce anatomique présentée par MM. Grirron Er Ly oN-CAEN

à la Société anatomique).

Lésions bucco-pharyngées nécroliques, ulcéreuses, dans un

cas de scarlatine. Mort. Autopsie.

L'enfant Marcel R..…., âgé de 4 ans, entre le 3 juillet 1907 à l'hôpital Claude Bernard, pavillon Pasteur, service de M, Grif,

fon,

Pr VE

On constate lors de l'entrée au pavillon une éruption typique

de scarlatine sur les cuisses, les jambes et le thorax.

La gorge est d’un rouge vernissé avec plusieurs petites plaques grisâtres sur le voile du palais et les amygdales;ce ne sont pas des fausses membranes, car ces plaques ne font pas saillie sur la muqueuse ; on ne peut arriver à les arracher. Ce ne sont pas non plus des exsudats, car il est impossible de les enlever ; c'est la muqueuse qui semble décolorée, infiltrée,

La langue est dépouillée, d'aspect framboisé.

La lèvre inférieure est ulcérée en sa partie médiane ;ily a

également une ulcération au niveau de la commissure labiale

droite.

5 juillet. — Ces plaques grisätres de la gorge confluent et l'amygdale droite est entièrement recouverte L'examen bactériologique et les cultures montrent la présence de streptocoques et l’absence complète de bacilles de Lœæffler.

On fait cependant à tout hasard une injection de 10 centimètres cubes de sérum antidyphtérique.

6 juillet. — Les plaques grisâtres confluent encore et tombent. Elles laissent après elles une vaste ulcération occupant l’a-

mygdale droite, et englobant le pilier antérieur et la base de la

luette à droite.

14 juillet, — On constate une ulcération ovalaire de la dimension d’une lentille, située exactement sur la ligne médiane dans le sens sagittal et à la partie moyenne de la voûte palatine osseuse ; le fond en est jaune verdâtre, non saignant ; les bords en sont taillés à pic.Les lèvres qui étaient déjà ulcérées deviennent sanieuses, Au niveau de la gencive de l’incisive latérale

inférieure gauche, on découvre aussi une ulcération qui a le

= 57 même aspect que la précédente, Il n’y a pas de fétidité de l’haleiner.

L'état général est très mauvais ; la température est à 40° avec rémission matinale à 39, Le facies plombé, le pouls mal frappé,

font porter un fâcheux pronostic.

On fait pendant trois jours consécutifs, les 14, 15 et 16 juillet, une injection de sérum physiologique de 100 grammes. Il se produit une légère amélioration. Le 20 juillet au matin la température est à 378, mais à partir de ce moment elle remonte progressivement, et la malade meurt le 22 juillet,

Autopsie. — On ne note aucune lésion appréciable macroscopiquement dans les différents organes.

On enlève sur le cadavre une pièce comprenant la voûte palatine, les deux amygdales, le larynx et le pharynx (1).

L'ulcération médiane de la voûte palatine apparaît alors comme très profonde, l’os est à nu.

Les deux amygdales sont ulcérées, la droite très profonde ment, l’ulcération remonte jusqu’à la base de la luette qui n’est pas atteinte.

Toutes ces ulcérations ne contiennent aucun exsudat et ont un aspect détergé.

En examinant la partie inférieure du pharynx, on aperçoit alors dans la gouttière pharyngo-épiglottique droite une ulcération, sur les replis glosso-épiglottiques et sur la face postérieure des cartilages aryténoïdes, on rencontre de petites plaques grisâtres, analogues à celles que nous avions observées sur le vivant au niveau de l’amygdale droite et sur la voûte du palais.

1. La pièce a été présentée à la Société anatomique le 26 juil-

let 1907.

Observation VI (/nédile),

Scarlatine avec lésions ulcéreusés bucco-pharyngées. Nécrose de la gencive. Élimination d'un séquestre du maxillaire . inférieur, Arthrites suppurées multiples. Guérison.

Marcel F..., 8 ans 1/2, entre le 6 octobre 1907 au pavillon Pasteur de l'hôpital Claude Bernard, service de M. Griffon, offrant une éruption scarlatineuse nette, généralisée.

La langue présente un aspect typique. La gorge est rouge; les amygdales tapissées de fausses membranes.

Il y a des traces d’albumine dans les urines.

L'enfant présente un léger nystagmus : on ne peut savoir s’il s’agit d’un nystagmus congénital.

. On note la présence d’ulcérations au niveau des commissures labiales et d’une ulcération grande comme une pièce de 50 centimes sur le dos de la langue dans la région de la pointe.

La température est de 40°4.

7 octobre. — L'examen de la gorge montre la présence d’ulcérations au niveau des deux amygdales. Cet examen est difficile à cause des douleurs provoquées chez l’enfant par les ulcérations des commissures labiales.

8 octobre. — Il y a de la diarrhée. Il s’agit d’une forme grave.

On fait une injection de 100 grammes de sérum physiologique"

9 octobre. — L'enfant accuse des douleurs dans les deux genoux, surtout à gauche, ainsi qu’au niveau des coudes et des

cous-de-pied, en particulier à gauche, où existe de la synovite

des tendons extenseurs du pied,

De plus sur la crête du tibia droit, on observe deux éléments êr ythémateux ; il y en a également un à gauche. Ces nodosités rappellent celles de l’érythème noueux.

HN y a une légère raideur de la nuque, ce qui joint au nystagmus fait craindre une localisation méningée.

10 octobre. — On fait une ponction lombaire. Il y a de l’hypertension du liquide céphalo-rachidien. Dans le culot obtenu par centrifugation on n’observe que quelques lymphocytes normaux, La culture du liquide est négative.

12 octobre. — En plus des ulcérations des amygdales, on constate une ulcération à la face interne de chaque joue, près de la dernière molaire. On fait une injection de 100 grammes de sérum physiologique.

13 octobre. — Il existe une douleur très vive au niveau de la malléole interne gauche. La douleur paraît siéger dans l’articulation et non dans l'os, |

La gencive inférieure est ulcérée dans sa région médiane.

l4octobre.— Les douleurs articulaires sont moins vives, sauf au niveau du poignet gauche où elles semblent plus violentes.

Les éléments érythémateux observés sur le tibia droit sont moins apparents. À gauche l’élément tend à la suppuration.

15 octobre.— Les éléments érythémateux s’effacent à droite. Les douleurs articulaires ont disparu dans tout le côté droit.

A gauche elles ont également disparu dans le genou. Elles sont plus intenses au poignet. La face dorsale du carpe est rouge, dure, tendue, La tuméfaction a débuté par l’apophyse styloïde du cubitus, a gagné le dos de la main Jusqu’aux espaces interdigitaux. :

La face antérieure de l’articulation du poignet, ainsi que le

bord radial, sont moins gonflés et moins douloureux,

À gauche encore l’articulation du cou-de-pied est plus douloureuse. On observe un gonflement latéral siégeant surtout au niveau des malléoles. Le pied est œdématié.

On incise la région fluctuante du poignet ; il sort du pus ; on met un drain à demeure.

L’état général est mauvais ; la température est à 41°; les yeux sont brillants et excavés.

16 octobre. — On note de la fluctuation au niveau du côté interne du cou de-pied gauche, avec un point très douloureux

à la pression à ce niveau. On incise au point fluctuant et on

draine.

L’examen bactériologique du pus montre la présence de streptocoques.

17 octobre: — On fait une nouvelle ponction lombaire. Il y a encore de l'hypertension. On retire environ 25 centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien.

On injecte par la voie hypodermique 50 centigrammes de nu-

cléinate de soude par jour,

18 octobre. — On observe des variations extrêmes de la température. ‘ | À 6 heures du matin. PARA US Ce A 10 heures du matin. PE NECs Se EEE A: 4 ‘heures du's0ir. MR EE A ET Ce PR 308

On fait l'injection quotidienne de 50 centigrammes de nucléinate de soude, |

19 octobre. — Au niveau du coude droit on perçoit une légère fluctuation ; la région est un peu œdématiée.

20 octobre, — On ponctionne l’articulation du coude. fl en sort du pus.

Un pansement humide du poignet et du cou-de-pied est fait

OL — chaque jour. On donne en plus des bains de pied au sublimé, L’inflammation du pied est très diminuée du côté externe. Il ne sort plus de pus par lincision faite sur le côté interne. Au poignet on constate de la mobilité anormale de la jointure, Le cubitus joue dans l’articulation. Du pus s’écoule toujours en petite quantité par la plaie de l’incision.

On fait une injection de 50 centigrammes de nucléinate de

soude, 21 octobre. — On retire le drain du cou-de-pied, 22 octobre. — Nouvelle ponction lombaire ; le liquide s’écoule

goutte à goutte sans hypertension. Le diagnostic de méningite est désormais écarté. |

24 octobre. — La tuméfaction du coude droit a son siège maximum dans la région postéro-interne, on incise à ce niveau.

Il y a un peu d’œdème du scrotum. Ilexiste de l’albuminurie.

Nouvelle injection de 50 centigrammes de nucléinate de soude.

25 oclobre. — Il ÿ a toujours un peu de contracture des genoux. $

Injection de 50 centigrammes de nucléinate de soude.

26 octobre. — Au niveau de l'articulation sterno-claviculaire droite, est apparue une petite masse fluctuante, Les téguments ne sont ni chauds, ni enflammés. Il y a de la douleur à la pression.

L'examen du pus retiré par ponction de cette tuméfaction montre la présence de streptocoques. C’est un foyer sterno-claviculaire.

Il y a toujours de l’albumine.

27 octobre. — On incise le foyer sterno-claviculaire ; on tombe sur la clavicule.

Il y a une dénudation de l'os en haut et en dedans.

LG

2 novembre. — On fait la douzième injection de nucléinate de soude.

La suppuration est tarie au pied gauche. La plaie est fermée ; le pied est en bonne position.

Le coude droit ne suppure presque plus.

Au niveau du poignèt droit, la plaie est complètement cica-. trisée, mais il y a de l’œdème de la face dorsale de la main, ainsi qu’au niveau des éminences thénar et hypothénar.

La main est en flexion sur l’avant-bras, particulièrement du côté interne où le cubitus fait saillie. On la maintient en bonne position par une attelle.

La plaie de la clavicule droite suppure encore un peu.

L’amaigrissement est considérable.

5 novembre. — L’auscultation des poumons et du cœur ne révèle rien de particulier.

A partir de ce jour on fait quotidiennement pendant dix jours consécutifs une injection sous-cutanée de 5 centigrammes de cacodylate de soude.

10 novembre. — Les incisives et les canines de la mâchoire inférieure sont libres entre deux bourrelets de gencive, lun antérieur, l’autre postérieur, qui sont écartés l’un de l’autre et présentent encore des traces du processus ulcéreux. Deux incisives et les canines de la mâchoire inférieure sont tombées.

15 novembre. — Sous l'influence du cacodylate de soude, l'enfant a engraissé considérablement. Il à recouvré l'appétit. On continue les pansements. On commence à masser le poignet gauche.

25 novembre, — En ouvrant la bouche de l'enfant, on voit, entre les deux bourrelets antérieur et postérieur formés par la

gencive ulcérée de la mâchoire inférieure, un fragment osseux

LOS dénudé qu'il suffit de prendre avec une pince pour l’arracher presque sans effort. C’est un séquestre du maxillaire inférieur, formé par une portion du bord supérieur de cet os. On touche à l’eau oxygénée pure la plaie laissée par l’ablation de ce séquestre.

Le coude présente encore une petite fistule bourgeonnante. On reprend une série de dix injections de caccdylate.

30 novembre. — Le coude n'offre plus de plaie cutanée. L'avant-bras est en pronation et fléchi sur le bras ; la supination est impossible.

Empâtement sur les faces latérales, surtout du côté externe. Pas de points douloureux, craquements.

Au niveau de l'articulation tibio-tarsienne malade, on note encore un empâtement des régions malléolaires. Le triceps sura est atrophié. La flexion spontanée du pied sur la jambe ne dépasse pas l’angle droit. L'extension est incomplète. Pas de douleurs spontanées. Douleurs provoquées à la palpation pro= fonde des ligaments latéraux externe et interne de l'articulation.

On commence les massages du coude et du cou-de-pied, Les massages du poignet sont bien supportés.

2 décembre. — La plaie gingivale se répare sans incidents. On continue les massages.

15 décembre.— L'enfant a engraissé d’une façon prodigieuse. Il supporte bien les massages. Il récupère progressivement les mouvements des articulations atteintes.

Il quitte l’hôpital le 5 janvier 1908, en très bon état,

Observation VII (/nédite).

Scarlaline avec ulcéralions multiples et précoces de la gorge ; réparalion ; quérison.

Alex... Georges, âgé de 5 ans, entre au pavillon Pasteur, à l'hôpital Claude Bernard, service de M. Griffon, le 22 juillet 1907, avec une éruption miliaire discrète sur les membres supérieurs et inférieurs.

La langue est dépouillée et nettement scarlatineuse.

À l'examen de la gorge on constate de fausses membranes à la surface des amygdales, et uné petite ulcération siégeant sur la partie médiane de la lèvre supérieure.

Il n’y a pas d'albumine dans les urines,

La température du matin est de 38°.

On fait à tout hasard une injection de 20 centimètres cubes de sérum antidiphtérique, ainsi que des lavages de gorge à l’eau oxygénée, -

25 juillet. — L'état de la gorge est toujours sensiblement le même. On fait une nouvelle injection de 20 centimètres cubes de sérum antidiphtérique. L'examen bactériologique ne décèle pas la présence de bacilles diphtériques.

26 juillet. — On remarque sur le voile du palais, au niveau de la région correspondant à la dent de sagesse droite, la présence d’une ulcération ayant les dimensions d’une pièce de 50 centimes, ulcération à fond grisâtre, assez superficielle, à contours déchiquetés, limitée par un liseré rouge.

Cette ulcération touche par son extrémité externe la gencive

supérieure droite. Il existe en plus de la rhinite du côté gauche.

28 Juillet. — L'ulcération présente toujours le même aspect. En plus on remarque que la ets le siège d’une ulcération blanchâtre, qui en fait presque tout le tour. L’amygdale droite est déchiquetée, L'examen bactériologique du pus du nez etdes lésions de la gorge donne très nettement du streptocoque.

On badigeonne la gorge au bleu de méthylène. |

29 juillet. — L'ulcération siégeant en regard de la dent de sagesse semble en voie de guérison dans sa partie externe, tandis qu’elle se creuse davantage en dedans, elle prend ainsi la forme d’une raquette. ;

30 juillet. — La partie externe est presque complètement guérie, tandis que sa partie interne prend la forme d’un petit pertuis de la grosseur d’un pois, blanc verdâtre. 2

4 août. — Les ulcérations se comblent et se réparent -

7 août. — L’ulcération de l’amygdale droite est guérie.

La température qui, depuis l’entrée de la malade à l’hôpital, n’est pas descendue au-dessous de 38°, devient normale.

L'enfant sort guéri le 3 septembre 1907.

Observation VIII (/nédite).

Scarlatine avec lésions ulcéreuses précoces et multiples de la gorge. Réparation. Guérison.

L'enfant Pe….. Aline, âgée de # ans, entre au pavillon Pasteur de l'hôpital Claude Bernard, service de M. Griffon, le 26 juillet 1907, avec une scarlatine nette.

L’éruption est généralisée, mais peu confluente.

La langue est rouge, framboisée.

A l'examen de la gorge, on constate une angine à fausses membranes.

Langlais D

ls fé

De plus, des mucosités abondantes, remplissent le pharynx. Il n’y a pas d’albumine-dans les urines, la température du matin est de 389, celle du soir de 393.

27 juillet. — L’état reste le même. Il y a en plus du jetage nasal abondant.

Température du matin, 3904.

Température du soir, 39°8.

28 juillet. — L'écoulement nasal est plus considérable,

Température du matin, 40°. :

Température du soir, 40°1.

29 juillet. — On fait par précaution une injection de 20 centimètres cubes de sérum antidiphtérique.

Température du matin, 39°3.

Température du soir, 39°4.

30 juillet, — On constate une petite ulcération au niveau de la base de la luette. La diphtérie n’est pas en cause (examen bactériologique).

Température du matin, 39.

Température du soir, 38°.

31 juillet, — De nouveaux points blanchâtres apparaissent autour de l’ulcération observée la veille.

Température du matin, 37°6.

Température du soir, 37°8.

1 août. — Pas de changement appréciable dans l’état de la malade,

Tempéralure du matin, 3705.

Température du soir, 37°2.

2 août, — Ces petits points. blanchâtres observés se sont transformés en petites ulcérations remontant sur le palais os-

seux,

= 67 à Les amygdales sont difficiles à voir. Hlles sont recouvertes d’un exsudat blanchâtre.

Température du matin, 3702.

Température du soir, 37°8, 3 août. — Les ulcérations HAN ont tendance à aug menter détendue.

La température du matin est de 3704. | Celle du soir de 37°4 également, # août. — Au niveau du pilier antérieur droit on note la présence d’une plaque grisâtre en forme de croissant. Sur le pilier antérieur droit existe une ulcération nette, peu profonde, occupant toute la partie supérieure du pilier. Sur la lèvre inférieure gauche, il y a également une plaque grisâtre.

Température du matin, 3702.

Température du soir, 37°4.

6 août. — Le bord libre du voile du palais est recouvert d’un exsudat blanchâtre.

À droite les piliers antérieur et postérieur sont totalement détruits.

Température du matin, 379.

Température du soir, 37°7.

7 août. — On constate une amélioration dans l'état général. | | La FA ATEN descend progressivement.

8 aoûl. — La situation reste la même.

10 août. — À gauche l’ulcération observée est en voie de réparation.

Du côté droit, il existe une petite caverne recouverte d’un exsudat blanc jaunâtre à la place du pilier antérieur. Mais la

lésion n’a pas, de tendance à augmenter.

LR 13 août, — La température est normale.

L'état général est bon. | Les ulcérations sont à peu près complètement cicatrisées.

19 août. — Les lésions sont complètement cicatrisées.

L'enfant sort guérie,

Observation IX (/nédile).

Scarlatine avec ulcérations profondes des amygdales el de piliers antérieurs. Ulcérations de la langue, des commussures

labiales el du grand angle des yeux. Adénophlegmon cervicas

suppuré. Réparalion des surfaces ulcérées. Guérison.

La nommée Guil..., Madeleine, âgée de 4 ans, entre le 8 novembre 1907, pavillon Pasteur,à l’hôpital Claude Bernard, service de M. Griffon.

Dès l'entrée, on constate une éruption scarlatineuse nette le tronc, les membres inférieurs et supérieurs sont rouge vif.

Sur le cou et les plis de laine, la desquamation commenc déjà.

L'examen de la bouche montre une langue non encore dépouillée. Le bord libre du voile du palais est rouge et les amyg-

dales, peu tuméfiées, sont recouvertes d'un exsudat assez con.

fluent, Les urines sont légèrement albumineuses.

La température est de 38°9 le soir, à noter que l’on ne peut avoir de renseignements sur le début de la maladie, ni sur l’apparition de l’éruption.

Cependant on peut penser que celle-ci date de deux à trois jours au plus.

État général: abattement.

9 novembre. — La température est stationnaire: matin, 3805 soir, 3829,

L'aspect du pharynx est le même: on a de la difficulté à apercevoir le fond de la gorge, car elle est remplie de mucosités.

10 novembre. — Les amygdales présentent des points d’ulcération ; les piliers antérieurs du voile sont enduits d’une couche grisâtre, mais il ne s’agit pas de fausses membranes.

Les mucosités sont toujours abondantes; ce quin’empêche pas une certaine sécheresse de la partie médiane de la langue, qui se dépouille. | Les lèvres sont fendillées et les commissures /labiales sont excoriées,

La température qui était tombée le matin à 38°2 remonte le soir à 39°1,ce qui explique l’agitationlégère de la petite malade.

11 novempre. — La fièvre a des rémissions matinales, qui s’accentueront de Jour en jour.

Les lésions bucco-pharyngées sont surtout nettes à gauche où le poumon ulcérant envahit le pilier et l’amygdale.

La luette est enveloppée d’un enduit pultacé, avec ulcération à la partie gauche de la base.

A droite, à l'union du bord du voile et de la base de la luette, petit point blanc grisâtre.

Temp. : matin, 3809 ; soir, 396.

12 novembre. — L’éruption pâlit.

On constate sur la pointe de la langue et à droite une ulcération.

La desquamation de la langue est complète.

Temp. : matin, 384 ; soir, 3907.

13 novembre. — Le poumon ulcérant gagne du terrain, sur-

tout à gauche.

Toute l’amygdale est envahie et elle se creuse.

A droite, les lésions sont moindres, mais la partie droite de la base de la luette s’ulcère également.

Temp. : matin, 3708 1 soir, 39°;

14 novembre. — Temp. : matin, 374 ;soir, 3804.

15 novembre. — La partie supérieure des piliers antérieurs est déchiquetée par l’ulcération.

Les lèvres sont toujours excoriées.

L'état général n’est pas trop mauvais.

Temp. : matin, 39° ; soir, 378.

16 novembre, — Temp.: matin, 3706 ; soir, 391.

17 novembre. — A droite, début d’une adénite sous-maxillaire.

L’ulcération a détruit l’amygdale gauche et la partie supérieure du piliér antérieur ; elle semble, gagner le rebord alvéo- . laire. |

A droite, l'ulcération est limitée et n’a pas tendance à s’étendre.

La base de la luette est très étranglée.

Temp. : matin, 38°; soir, 3802.

18 novembre. — Temp. : matin, 3708 ; soir, 386.

19 novembre. — À gauche, il existe une vaste caverne due à la disparition de l’amygdale et du pilier antérieur.

L’adénite sous-maxillaire droite augmente,

Femp. : matin, 378 ; soir, 3707.

20 novembre: — Les mucosités diminuent ; il semble qu’il y ait arrêt du processus ulcérant : Ke

Temp. : matin, 3806 ; soir, 3809,

21 novembre. — La cavité bucco-pharyngée montre un voile déchiqueté, dentelé ; la luette tient par une bandelette étroite ;

sa base est étranglée par l’ulcération qui l’a détruite.

LUN L’ulcération linguale se cicatrise.

L'état général est satisfaisant.

Temp. : matin, 378 ; soir, 3708, 22 novembre. — L'adénophlegmon sous-maxillaire est constitué. La gorge est plus propre; mais les lésions gauches sont considérables; il y a une vaste excavation à bords déchiquetés. Temp. : matin, 40° ; soir, 39:6. Û 23 novembre. — Incision de l’adénophlegmon. Drainage. Prise de pus et cultures.

Temp. : matin, 39°; soir, 3803.

24 novembre. — L'examen du pus montre une grande quan-

tité de streptocoques,

A partir de ce moment la température va tomber peu à peu.

L’ulcération se limite et les lésions ont tendance à se réparer.

Les urines sont toujours albumineuses.

Temp. : matin, 38: soir, 38°2.

25 au 26 novembre. — La température oscille entre 376 et

27 novembre. — Ulcération au niveau de l’angle interne des deux yeux. |

28 zu 29 novembre. — La température atteint 37° : et elle restera stationnaire jusqu’au 5 décembre où elle tombera à 36°8.

Les lésions se réparent peu à peu. La gorge se nettoie complètement.

A gauche une vaste caverne remplace lPamygdale et le pilier.

L'adénophlegmon suppure toujours.

Cicatrisation complète de l'ulcération linguale.

Les excoriations des lèvres disparaissent.

Du 6 au 12 décembre. — Réparation progressive des lésions

par bourgeonnement,

La suppuration se tarit lentement,

La température est au-dessous de 37°.

Malgré cela l’état général est bon.

Les urines contiennent toujours de l’albumine en faible quantité. |

18 décembre. — Il n’y a plus d’albumine.

23 décembre. — L'adénophlegmon est terminé : cicatrisation de la plaie. |

28 décembre. —La malade sort guérie, avec une anfractuosité du côté gauche-résultant de la destruction de l’amygdale et du

pilier. Il n’y a pas de gêne fonctionnelle de la déglutition.”

Observation X

Mne Maruine px Bienrer. — Archives de médecine des enfants.

(T. X n°4, avril 1907.)

Scar latine, éruption intense. Perforation du voile du palais.

Mort.

Marie L..., 2 ans 1/2. Je l'ai vue pour la première fois pour u ne rougeole intense ; quatorze jours plus tard, une scarlatine se déclara avec gorge très rouge, amygdales recouvertes d’un exsudat grisâtre ; l’exsudat s’étend au voile du palais, les glandes sous -maxillaires ne sont, pas très grosses. Je vois la fillette le lendemain. Sur le voile du palais apparaît à droite une ulcération.

Un jour plus tard on vient me chercher au plus vite. Sa mère en faisant la toilette de la bouche remarque un trou dans la gorge.

A l’examen nous remarquons à droite une perforation du

voile du palais qui s'étend en largeur.les jours suivants : les

MS Les , La . « , « . L bords de l’ulcération sont taillés à pic; son fond est d’un gris sale, 2 LATE . .

L'état général n’est pas mauvais, la perforation s’allonge : À AT ù Ê k L'enfant meurt six Jours après la constatation de la perforation.

La mort a lieu dans l’adynamie,

Observation XI

M°° Maruipe De Breurer. Archives de médecine des enfants.

(Tome X, n° 4, avril 1907.)

Scarlatine de moyenne intensité. Perforation du voile du

palais. Mort.

Jeanne M…,3 ans. Éruption de scarlatine de moyenne intensité, sur l’amygdale droite exsudat blanc grisâtre. Température élevée: 40° ; adénopathie sous-maxillaire volumineuse. Nous injectons 25 centimètres cubes de sérum antiscarlatineux.

Le léndemain de l'injection la température est de 39°5. Sur le voile du palais, du côté droit, nous constatons deux Jours plus tard une ulcération dé la grandeur d’une pièce de 50 centimes (10 kop). Cette ulcération, dont les bords sont taillés à pic et dont le fond est d’un gris sale, s'agrandit avec urfe rapidité extrême.

Nous voyons l’ulcération persister pendant les trois jours sui-

vants ; ensuite une perforation prend place. L'enfant meurt le

jour même de l'apparition de la perforation.

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