‹ Les Angiomes de la LangueChapitre 8 sur 16 · OFFICIER DE L'INSTRUÜCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

OFFICIER DE L'INSTRUÜCTION PUBLIQUE

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Introduction et Historique

Nous venons d'observer, chez une malade de M.'Ie Professeur Guyot, un cas d'angiomes multiples de la langue. Il nous a paru intéressant, en présence de ce fait, d'effectuer des recherches parmi les travaux déjà publiés concernant ces tumeurs, dont l’histoire, avant la seconde moitié du siècle dernier, se confondait encore avec la description générale des angiomes. Dans cet ouvrage nous nous proposons d'étudier l'étiologie, l'anatomie pathologique, la symptomatologie, lévolution, le pronostic et le diagnostic de ces lésions. En dernier lieu, nous passerons en revue les traitements anciens de l’angiome de la langue et nous nous arrêterons plus longuement sur les méthodes modernes. Nous terminerons en présentant quelques unes des observations relevées dans ces vingt dernières années. |

Avant de commencer cette étude nous tenons à remercier particulièrement Monsieur le Professeur agrégé Guyor, qui nous a donné l’idée de cette thèse et qui nous a prodigué inlassablement ses conseils.

À Monsieur le Docteur Drgépar, chef du service d’électrothérapie et de radiologie de l'hopital Saint-André, qui a bien voulu mettre à notre disposition toute son expérience, nous adressons nos plus sincères remerciements.

Monsieur le Professeur Vircar nous fait le plus grand honneur en acceptant la présidence de notre thèse. Nous le prions d’agréer l'hommage de notre respectueure reconnaissance.

Les auteurs anciens ne nous ont laissé aucun document concernant les angiomes de la langue. Avant J.-L. Petit, les tumeurs sanguines de cet organe étaient confondues avec d’autres affections notamment avec le cancer, et, ce qui avait pu donner un certain crédit à cette opinion, était la marche envahissante de certains angiomes livrés à eux-mêmes. À J.-L. Petit revient l'honneur

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d'avoir étudié l'anatomie macroscopique de ces tumeurs et d’avoir montré leur nature essentiellement vasculaire. (Œuvres Posthumes 1774.)

Depuis cette époque, différents auteurs, tant en France qu’en Angleterre et en Allemagae, étudièrent cette question.

En Angleterre, nous devons citer les noms de J. Bell 1801, d’Abernethy 1805, d'Hodgson 1817, de Paget 1843.

in Allemagne, ceux de Graefe 1808, de Virschow 1854, de Rokitansky 18353.

n France, Dupuytren en 1835, les désigne sous le nom de tumeurs érectiles. Maisonneuve en parle longuement dans sa thèse de concours de clinique en 1848. Demarquay leur consacre un chapitre à l’article langue du nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie, Bouisson en fait de même dans le dictionnaire encyclopédique. Le professeur Ch. Robin, en 1853, étudie l’anatomie des tumeurs érectiles. Foucher, en r852, dans sa thèse inaugurale, en fait une deseription spéciale et parvient à rassembler, après avoir compulsé les périodiques et les monographies écrites sur ce genre de tumeurs, une douzaine d'observations. Plus près de nous, les professeurs Cornil et Ranvier, étudient au microscope la structure des angiomes de la langue. Nous devons enfin citer les thèses de Jullian, de Coutenot, d’Arragon, les publications de Mourre, de Rocher, de Morestin, de Sébilleau.

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