Journal de chirurgie, Berlin, 1823, Bd V, p
HISTORIQUE
dit, d’une part, avec les varices artérielles, et, d’autre part, avec les télangiectasies diverses réunies sous le nom de fungus hématode. BreschetS Maunoir^ (de Genève) essayèrent en vain de débrouiller ce chaos. Ce fut Boyer ^ qui eut le mérite de montrer que le fungus hématode relevait beaucoup plus souvent du cancer que de l’angiome; mais la distinction qu’il formulait était si peu dans l’esprit de l’époque qu’il cite lui-même, au nombre des tumeurs fongueuses sanguines acquises, des exemple très probables de cancer. Les travaux cliniques de Dupuytren eurent des résultats meilleurs encore, en caractérisant nettement le type des nævi vasculaires. Malheureusement, sa description n’est exacte que pour quelques-uns d’entre eux; il eut le tort de vouloir la généraliser en les comprenant tous dans ses tumeurs érectiles.
Les travaux anatomiques ou cliniques de Rayer, Andral, Cruveilhier, Roux, Bérard, Gerdy confirment et étendent les notions acquises en démontrant la part indiscutable du réseau vasculaire périphérique dans ces productions. Aussi, l’histologie à son avènement trouve le terrain presque tout déblayé.
Période moderne. — L’histologie ouvre une ère nouvelle d’études qui vont asseoir sur des bases inébranlables, la pathologie de l’angiome. Avec Robin , Esmarch, Lebert, Virchow, l’observation attentive et minutieuse de l’angiome, depuis le simple nævus
1. Répertoire général d'anat, et de physiol. path., etc., Paris, 1825, II.