Congrès de Chirurgie, 1886, p
ANGT03rES DE LA TÊTE ET DU COU. 133
habituelles aux angiomes, le diagnostic fut réformé dans ce sens. En même temps<que cette tumeur, il existait un petit noyau dur, situé au-dessous du bord inférieur de l’os malaire. Il fut enlevé et on lui trouva la constitution des calculs salivaires. Un second apparut bientôt au niveau de la fosse canine et sous la muqueuse. Les altérations du canal de Sténon, qui était oblitéré, le siège de ces calculs conduisirent M. Berger à invoquer la lithiase parotidienne pour expliquer leur présence. Mais on peut encore se demander, aveclui, si l’angiome n’était pas pour quelque chose dans le développement de cette lithiase*.
3^ Angiomes auriculaires , — Dans ce groupe, il faut comprendre les angiomes de l’oreille externe et de son pourtour immédiat.
Ceux qui naissent au-dessus d’elle ou en avant d’elle s’étendent quelquefois fort loin du côté de la tempe ou de la joue.
Un exemple de Dupuytren-, dans lequel le pavillon de l’oreille était envahi tout entier, est remarquable en ce que la tumeur, bleuâtre et veineuse en apparence, n’en devint pas moins érectile et pulsatile. Dans un cas de Quénu^ déjà cité, la réduction d’un angiome superficiel de la région parotidienne s’accompagnait du gonflement brusque de la jugulaire externe.
Ces angiomes auriculaires relèvent de la première fente branchiale et des bourgeons qui la bordent. Sa profondeur originelle permet de lui rattacher