‹ Les angiomesChapitre 108 sur 194 · BulL Soc. dermat · texte numérisé non relu

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constituent d’abord une difformité très apparente et fort disgracieuse; à un faible degré, la joue paraît seulement plus grosse; la pesanteur des tissus se révèle par les traits tirés et tombants; chez un officier, que l’un de nous a eu l’occasion d’observer, on aurait cru à l’existence combinée d’une fluxion dentaire et d’une paralysie faciale. Celle-ci existait réellement chez un malade de J. Israël^ A un degré plus élevé, on trouve des altérations énormes qui sont un véritable obstacle à la vie sociale, comme pour la ipalade de Schwartz - et la petite Jeanne B... du service du professeur Lannelongue à l’hôpital Trousseau.

Par contre, les petits angiomes, de 5 à 10 millimètres de largeur, arrondis, légèrement saillants, angiomes boutonneux, donnent à la figure un cachet nullement déplaisant.

Dans les nævi étendus, le plan osseux sous-jacent réagit par une hyperostose, plus ou moins manifeste, et contribue à augmenter l’asymétrie de la face. Chez notre malade, porteur d’un angiome simple du sillon naso-jugal, la fosse canine paraissait plus pleine du côté malade et la bosse canine était plus accusée.

M. Berger a présenté à la Société de chirurgie un angiome facial intéressant au point de vue des questions de diagnostic ou de pathogénie qu’il soulevait. Un homme de trente ans portait, depuis quinze ans environ, une petite tumeur mollasse, pseudo-fluctuante à la joue et à la région massétérine gauche. On pensa tout d’abord à un lipome. Mais la tumeur offrant des variations de volume, dans les conditions

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