D. Zeitschr. f. Chir., XXXVI, p
L’angiome de la langue est rare : Lefebvre, qui en a réuni presque toutes les observations, n’en compte que 45 cas. Les femmes seraient un peu plus souvent atteintes que les hommes (29 fois sur 45). Pinard n’aurait jamais vu d’angiome congénital de la langueL La plupart, en tout cas, sont d’origine congénitale et, s’ils n’apparaissent pas le jour même de la naissance, ils se révèlent peu de temps après. Sur 19 cas, Jullian en cite 11 qui sont dans ce cas. Il n’en reste pas moins un certain nombre de faits où l’évolution a été fort tardive (Gruveilhier ^ Paletta, Treves ^).
Ce n’est guère que dans les cas de nævi très étendus de la face et de la bouche qu’on voit l’angiome lingual coexister avec des lésions de cette dernière (cas de Ghassaignac^ de Peyrot^ et de Jeanne B...). Le plus souvent, on les rencontre sous forme de tumeurs isolées, diffuses ou circonscrites. Les premières occupent unè grande partie de la langue : toute une moitié dans le cas de Paletta, la portion horizontale dans celui de Reverdin®, la presque totalité de l’organe dans celui de Fisher ^ Dans ce dernier fait il s’agissait d’un angio-fibrome, secondaire à un angiome profond du cou. Le cas de Reverdin et Buscarlet rappelait la macroglossie par l’aspect de la langue, les déformations des dents,