‹ Les angiomesChapitre 127 sur 194 · lu Arch. gén. de méd., 1890, I, p · texte numérisé non relu

lu Arch. gén. de méd., 1890, I, p

des lèvres, etc., et rexamen microscopique démontra que le système lymphatique n’était pas totalement étranger à ces difformités.

Les formes circonscrites paraissent les plus communes. Elles peuvent occuper les bords (Martel *), la pointe (P. Broca^), la surface convexe (Cruveilhier).

Yersin a rapporté à un angiome un petit kyste hématique trouvé par luiau voisinage du trou borgne.

Rappelons que Barling ^ a rencontré chez un enfant un nævus vasculaire lingual accompagné de macroglossie.

Les angiomes simples se reconnaissent à une teinte rouge foncée ou violacée, à un léger relief et à un épaississement de la muqueuse, quelquefois à un piqueté bleuâtre (Alibert)^. Les caverneux diffèrent un peu de ce que l’on voit sur le reste du corps. La muqueuse est bosselée, grâce à la présence des petits lacs sanguins, qui remplacent le réseau des papilles ; la langue paraît ainsi hérissée d’un nombre plus ou moins considérable de petites saillies bleuâtres, parfois nettement kystiques (Jullian). Dans le cas de Reiche ^elle était bleue noirâtre, delà grosseur d’une pomme et pendait hors de la bouche.

Quand il existe des cavités kystiques ou pseudokystiques plus considérables, la muqueuse est distendue, lisse et bleuâtre (Jullian®). Des varices nom-

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