‹ Les angiomesChapitre 128 sur 194 · L. c., obs. I · texte numérisé non relu

L. c., obs. I

breuses peuvent se voir à la surface de la muqueuse ou dans le voisinage de l’angiome.

Chez une petite malade du professeur Le Denlu, la tumeur était quelquefois douloureuse L Un symptôme plus commun est la sialorrhée ; il n’est pas d’ailleurs spécial à l’angiome Jingual, et se rencontre dans la plupart des états pathologiques de la bouche. Il en est de même de l’embarras de la parole : le malade « biaise », suivant l’expression admise.

Lamarche n’est pas toujours très rapide ni très envahissante; la preuve en est dans l’âge de plusieurs sujets chez qui s’observent ces angiomes. Aussi, ne pouvons-nous guère souscrire à Taffirmation de Cooke ^ : cet auteur prétend qu’ils disparaissent spontanément. L’un de nous a même observé, à ce point de vue^ un cas très intéressant à la consultation du professeur Duplay, à l’hôpital Beaujon. Les vaisseaux de la tumeur étaient si dilatés, qu’on aurait pu croire à un anévrysme cirsoide; cette marche progressive ne s’observait que depuis quelques temps. Cette dégénérescence cirsoïde est rare cependant dans les angiomes de la langue ; le cas de Fisher et le nôtre sont les seuls que nous connaissions. Leur accroissement se fait simplement en étendue ou en profondeur, soit spontanément, soit à la suite d’un trauma. Celui-ci peut être d’une nature un peu particulière; ce sera une brûlure par une boisson trop chaude (Hunter"), une morsure, d’au-

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