New York Med. Journal, 1885, p
5. Mém. sur les tumeurs des gencives, Paris et Montpellier, 1858, p. 24.
6. Eléments of general and path. anat.,E6inhw.vg,i^].^,^. et Virchow, l. c., p. 95.
4NG10MES DE LA TÊTE ET DU COU. iol
; gros pois, pulsatile, siégeant à la gencive de la mâ- ! choire inférieure. On peut en rapprocher une obseri vation de Blandin*, qui enleva, chez une femme de I quarante-un ans, une petite tumeur, rouge et sai- ; gnante, non congénitale, qui se fixait par un mince ; pédicule à la partie postérieure et interne d’une al- ! véole de la mâchoire supérieure. La plupart des autres faits et même ce dernier pourraient être envisagés comme de simples épulis bénignes.
On observe plus fréquemment l’invasion des gencives à la suite des nævi généralisés de la face. Elles sont alors lésées sur une grande étendue. Chez la malade de Follin, la muqueuse cerclait de ses bourgeons la couronne des dents, qui en étaient presque entièrement recouvertes. La petite Jeanne B..., admise à demeurer dans le service du professeur Lannelongue, offre des lésions analogues d’un seul côté; elles sont congénitales et ont amené la chute de presque toutes les dents : celles qui restent sont ébranlées et comme luxées en dedans par les bourgeons angiomateux des gencives. Du côté sain, bien que la muqueuse paraisse saine, presque toutes les dents sont tombées et le rebord alvéolaire du maxillaire est transformé en une crête lisse, comme celle d’un vieillard édenté. Ajoutons que plusieurs dents douloureuses ont dû être arrachées; il n’y a pas eu d’hémorragie sérieuse, ce qui est étonnant, étant donné la vascularisation énorme de toute la région.
Diagnostic, — Les angiomes de la cavité buccale paraissent offrir des signes trop nets, trop évidents