Th. Paris
TRAITEMENT
dépasser les limites du mal; ou bien, une de ses parties seule est attaquée et enlevée. Cette dernière façon d’opérer est Tangiectomie partielle : Warren \ Lallemand^, Malgaigne^ l’avaient déjà pratiquée à l’occasion. Dieffenbach^ est le premier à s’en être servi systématiquement. Ces tentatives oubliées ont été rappelées par la pratique chirurgicale du professeur Lannelongue'^, qui en a fait une véritable méthode nouvelle.
L’extirpation totale était préférée avant l’emploi de la forcipressure, en raison des hémorragies terribles qu’engendre quelquefois l’ouverture d’un angiome : Wardrop ^ perdit ainsi un de ses malades. On n’a plus guère à redouter maintenant pareil accident.
L’amputation enfin a été et est encore la ressource suprême dans certains cas, qui deviennent heureusement de jour en jour exceptionnels.
Indications opératoires, — Faut-il agir sur tous les angiomes, dans la crainte d’accidents toujours possibles, comme le voulait Warren? Sinon, quels sont ceux qu’il faut opérer? C’est au problème ainsi envisagé que nous chercherons une solution. Birkett, Moreau, Depaule, etc., ont surabondamment démontré que bien des angiomes congénitaux disparaissaient spontanément; d’autres demeurent indéfiniment stationnaires. Mais cette bénignité d’évolution