‹ Les angiomesChapitre 175 sur 194 · In Arch. gén. de Méd., 1890, I, p · texte numérisé non relu

In Arch. gén. de Méd., 1890, I, p

TRAITEMENT

incommode. Le professeur Le Dentu^ a ainsi obtenu, parles ponctions ignées, la guérison d’un angiome de la langue, presque sans déformation de l’organe. Un simple attouchement avec la pointe fine du thermo-cautère ou du galvano-cautère suffit aussi à faire disparaître les nævi punctiformes, d’aspect plus ou moins verruqueux ou framboisé.

Le même traitement sera employé aussi pour l’angiokératome; on compliquerait bien inutilement le problème en recourant à l’électrolyse, comme le conseille M. Piffault^ Dans des circonstances plus graves, il s’agissait d’un angiome profond de l’orbite qu’on ne pouvait attaquer au bistouri. Spencer Watson a encore obtenu un succès par des ponctions profondes avec le thermo-cautère. Chez un sujet hémophile, le professeur VerneuiU vint à bout, par le même moyen, d’une tumeur érectile des fosses nasales et des hémorragies qu’elle engendrait depuis dix ans.

L’emploi du thermo-cautère est trop commun pour que nous ayons à insister. Rappelons seulement que, pour être hémostatique, il ne doit pas dépasser le rouge sombre. M. Jardel lui reproche de donner des cicatrices douloureuses, des sortes de névrome* mais cet accident doit être bien rare et il n’y en avait pas trace sur une pièce de M. Broca^.

b. Plaques næviques simples, — Les grandes

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