Medico-chir. transacL, 1889, XII, p
ÉTIOLOGIE ET CLASSIFICATIONS.
mations ou maladies de l’œuf pourraient donc jouer dans la production des angiomes le même rôle que dans celui des malformations congénitales. Dans la relation d’un angiome de la jambe devenu pulsatile etrameux, chez une fillette de 9 ans, Israël a noté la présence d’une atrophie légère de la face du côté correspondant à la lésion ^
Nous placerions volontiers ici une observation de Duzéa^. Cet auteur a trouvé chez un enfant idiot et épileptique un nævus vasculaire, hypertrophique, énorme de la face, du cou et de la poitrine du côté droit. Ce fait, et ceux d’Israël sont assez instructifs; on ne peut s’empêcher, en effet, de voir dans certains états pathologiques, tels que l’idiotie ou l’épilepsie, des types d’affections monstrueuses, plutôt que de désordres acquis.
Ce qui est moins rare, c’est de rencontrer chez le même sujet d’autres lésions douées d’un caractère authentique de congénitalité : nævi pigmentaires, lipomes, lymphangiomes, hypertrophies, molluscum, etc. Les faits de ce genre abondent. Lannelongue et Achard^, Quénu^, RebouP, en citent de nombreux exemples. Moure (de Bordeaux) a enlevé chez un adulte un angiome du larynx ; le même sujet portait au bout d’un doigt une petite tumeur qui n’était autre qu’un sarcome fasciculé^ Nous rappor-