Soc. franc. d’Otologie et de Laryng., mai
LES ANGI03IES.
terons plus loin un cas de nævus des deux derniers doigts avec flexion congénitale de l’articulation phalango-phalanginienne du petit doigt.
Fréquence et siège. — Les angiomes sont extrêmement communs, au moins dans leurs formes les plus simples. D’après Depaul^ un tiers des nouveau-nés en sont affectés à leur naissance; ils présentent aussi, surtout les filles, une tache, ou nœvus, située au niveau de la nuque. Esl-elle d’origine traumatique et produite par le passage à travers la filière pelvienne? Nous ne saurions l’affirmer. En tout cas, ce fait viendrait à l’appui des idées de E. Bœckel sur l’origine des nævi.
Les plèvres, lé testicule, le tissu cartilagineux, la moelle nerveuse sont peut-être les seuls organes qui ne présentent pas d’angiome, d’après les observations publiées jusqu’ici.
Ceux qui occupent la peau, les muqueuses des orifices naturels, le tissu cellulaire sous-cutané ou sous-muqueux constituent la très grande majorité des faits observés : 38 cas sur 53, d’après Lebert^; 101 sur 151, d’après Porta^ soit une proportion^ respective de 70 ou 80 p. 100. Les angiomes plus profonds deviennent tout de suite fort rares. Nous ne connaissons qu’une trentaine d’observations d'angiomes musculaires. Hartman^ signale neuf cas d’angiomes parotidiens, dont deux personnels. La présence de ces tumeurs dans de pareils tissus ou