‹ Les angiomesChapitre 181 sur 194 · Lancet, 27 août 1881, II, p · texte numérisé non relu

Lancet, 27 août 1881, II, p

périeiire et constituait là une sorte de petite trompe; elle disparut comme par enchantement après trois séances. Mais il n’en est pas de même avec certains angiomes caverneux ; l’un de nous, dans le service du professeur Robert (Val-de-Grâce), a vu le traitement durer plus d’un an pour un angiome polykystique de la base du cou. Dans le cas de Schwartz* il fallut attendre deux ans et demi la guérison.

Avec les nævi plans, les simples taches vineuses, quelle que soit leur étendue, on procède d’une façon un peu différente. Ici l'action coagulante ne s’obtient que difficilement, vu le petit diamètre des vaisseaux. Mieux vaut agir directement sur le tissu conjonctif, déterminer la sclérose et par suite l’étouffement des vaisseaux. C’est ce qu'on réalise en employant des courants forts de 40 à 80 milliampères. Mais il faut se contenter d’une seule aiguille, et d’une séance très courte (cinq à six secondes suffisent); on doit s’arrêter dès que la peau environnante aura pâli sur une largeur d’un centimètre (Reins).

Telle est la méthode électrolytique^ son application n’est ni bien difficile ni bien compliquée. On ne compte plus les beaux succès qu’elle a donnés. Schwartz^, Bories^ Keimer^ en ont fourni de remarquables exemples. La thèse de Reins apporte au contingent 40 faits nouveaux traités avec succès.

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