Pj'ér.is d'Anat. pathol.^Fa,TÏs, 1829, II, p
ANATOMIE PATHOLOGIQUE. 21
marqué à son premier stade par l’angiome simple. On peut donc les considérer comme les deux degrés d’une même lésion. Il y a cependant quelques réserves à faire : l’angiome simple ne devient pas forcément caverneux et, inversement, bien que le fait soit rare, l’angiome caverneux ne dérive pas toujours, pendant la vie extra-utérine, d’un angiome simple.
I. Angiome simple. — Il peut siéger partout; cependant, on ne le remarque guère qu’au niveau de la peau et des muqueuses. Billroth ^ serait même le seul à avoir noté son existence dans les muscles (muscles peauciers de la face).
L’angiome simple ne forme généralement pas de tumeur. Il s’étend plutôt en surface et s’élève à peine ou même pas du tout au-dessus des parties environnantes. La coupe, avons-nous dit, offre une multitude de petits points rouges ou de pertuis qu’on dirait creusés avec la pointe d’une épingle. Çà et là, apparaissent des orifices plus grands; ce sont des artérioles ou des veinules. Leur nombre est d’autant plus grand que l’angiome est plus superficiel. La charpente de la tumeur est formée d’un stroma conjonctif qui s’épaissit et se condense autour des gros vaisseaux. Ce stroma, blanc grisâtre, n’apparaît qu’après le raclage de la coupe qui perd ainsi sont aspect splénoïde. Il est parfois semé de quelques pelotons adipeux : la teinte du tissu devient alors jaunâtre. C’est surtout dans ces cas que l’angiome simple prend une apparence lobulée ; des bandes connectives marquent alors les limites plus ou moins