Lectures on surg. pathology, II, p
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Mais c’est au cou qu’on observe les plus intéressants, en raison du volume des troncs veineux de la région et de la largeur des anastomoses qui les unissent quelquefois. AndraP, Blandin Quénu ^ Lannelongue^, Glück^ Volkmann® en ont cité de nombreux exemples. Le plus souvent la communication se fait avec la jugulaire interne. Le cas de M. Reclus'^ est le plus remarquable : un angiome profond du cou s’anastomosait à plein canal avec la jugulaire interne : c’était une sorte d’anévrysme angioveineux.
11 est encore à ce point de vue une catégorie fort curieuse d’angiomes : ce sont ceux qui communiquent avec les sinus ou les méninges, soit par un large canal, soit par les veines diploïques ectasiées. Nous reviendrons d’ailleurs sur ces faits dont l’interprétation exacte est fort récente. Confondus autrefois avec les tumeurs ou kystes sanguins du crâne, ils en ont été nettement séparés par le professeur Lannelongue, qui a montré en même temps leur nature angiomateuse ^
è. Peau et tissu cellulaire sous-cutané. — L’angiome cutané siège de préférence dans la bande profonde du derme; c’est là qu’on trouve aussi les granulations de Porta. L’angiome sous-cutané se développe