Virchow’ s Archiv, VIII, p
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
conséquence d’un angiome généralisé : tels sont les cas de Lamorier^, Gruveilhier^, J. et Ch. Audry", Hildebrand
Les muscles atteints ont une coloration pâle ou feuille morte, suivant que la sclérose ou la dégénérescence graisseuse l’emporte. Dans les cloisons qui limitent les cavernes, on peut trouver quelques fibres musculaires mélangées à du tissu fibreux ou élastique.
Les seules lésions glandulaires que nous connaissions, hormis les angiomes hépatiques, qui, jusqu’ici, ne sont pas encore devenus chirurgicaux, sont celles qu’a observées Hartman"^ sur une pièce d’angiome parotidien.
« Dans la région limitante de la tumeur. . . , on trouve à côté de lobules glandulaires sains d’autres lobules dont les vaisseaux sont manifestement altérés. Dans ces lobules, les artérioles et les capillaires sont dilatés au point de tenir presque autant de place que la substance glandulaire elle-même, qui est refoulée et atrophiée. En dehors de la tumeur, les lobules reprenaient leur aspect normal. »
Dans un cas qu’il présente sous le nom d’angiome kystique du corps thyroïde, Genzmer^ a observé l’atrophie des vésicules avoisinant le tissu angiomateux.
1. Cité par Boyer^ Œuvres chirurgicales^ 5® édit., Paris, 1845, II, p. 474.