Arch, /. Pathol. Anat. u. PhysioLy 1878, LXXIV, p
LES A^GIOMES.
/*. Périoste et Os. — Les lésions secondaires du périoste et des os, quand elles existent, sont de nature et d’apparence assez diverses. Trélat et Ch. Monod^ Duzéa^ Duplay^ ont noté des hypertrophies et des allongements des membres coexistant avec des nævi superficiels très vastes. Duzéa a bien décrit ces troubles trophiques.
Disons en passant qu’il n’est pas irrationnel de supposer, dans ces cas, l’existence d’angiomes des os ou tout au moins d’une télangiectasie médullaire. La vascularité de la moelle des os favoriserait leur présence. Quelques tumeurs des os, aujourd’hui considérées comme des sarcomes télangiectasiques, ont peut-être un angiome médullaire pour origine.
A la face ou à la tête, vu la faible épaisseur des parties molles, l’action de l’angiome paraît plus directe dans la production de certaines hyperostoses. Souvent en effet les lésions vasculaires s’étendent jusqu’aux vaisseaux nourriciers des os : on constate alors leur ectasie. D’autres fois, un angiome développé dans une cavité à parois osseuses agit mécaniquement sur ses parois et en détermine l’usure : c’est ce qu’a observé Luecke* au maxillaire supérieur pour un angiome de l’antre d’Highmore. Enfin, les tumeurs caverneuses profondes arrivent, par leurs progrès, à se mettre en contact avec les os; elles agissent alors à la façon d’une tumeur ordinaire en déterminant une ostéite locale qui