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Medico-chir. trans., p. 69, 1890, LXXIII

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

trémité supérieure du tibia), Gerhardt^ (corps vertébraux). Dans ce dernier cas, la moelle avait été comprimée et réduite à un simple tractus fibreux.

Ces quelques faits, où le contrôle histologique a cependant plusieurs fois fait défaut, semblent en tous cas indiquer une élection spéciale des lésions angiomateuses pour le tissu spongieux des os.

IV. Évolution. — L’angiome peut rester stationnaire, s’accroître, rétrograder ou disparaître.

Ses progrès sont marqués par l’aggravation des lésions interstitielles et leur extension aux réseaux vasculaires voisins. Au sein de l’angiome, les capillaires se dilatent, se rapprochent, se confondent. L’angiome simple peut aussi passer à l’état caverneux.

Très souvent, l’angiome disparaît spontanément sans cause anatomique connue. D’autres fois on voit se former à sa surface des ulcérations trophiques, inflammatoires ou autres. Les cicatrices qui en résultent entraînent la sclérose partielle ou totale de la tumeur : les vaisseaux se rétractent, s’oblitèrent par places, et l’angiome s’atrophie.

V. Dégénérescences. — Fibreuse, — On donne souvent ce nom au processus que nous venons d’esquisser.

Gj'aisseuse. — Lebert a signalé la présence de granulations graisseuses dans l’endothélium des vaisseaux et le tissu conjonctif du stroma. En tout cas, son importance paraît être secondaire. Il ne faut pas d’ailleurs la confondre, comme le faisait lui-même

1. Congrès de Neurol, et d’ Aliénation mentale de l’Allemagne du Sud. Baden-Baden, 1894.

LES AKGIOMES.

Lebert, avec la variété lipomateuse de Tangiome.

Pigmentaire — Nous avons déjà mentionné la présence du pigment au sein de l’angiome; mais le cas de Villard^ est le seul qui offre quelque importance.

Éléphantiasique. — L’observation de Yillard est encore un exemple de cette dégénérescence; Moses, Morgan auraient vu également des nævi devenir le point de départ d’éléphantiasis ou de fibromolluscums multiples ^

Phlébolithes. — Dans les angiomes un peu anciens, compliqués de dilatations variqueuses, on trouve quelquefois de petites concrétions à demi pierreuses, du volume d’un grain de millet à un pois. Ce sont des phlébolithes ou plutôt angiolithes (Ricard et Bousquet)^ Elles bouchent complètement lalumière des petites lacunes qui les contiennent. D’après Lisfranc^, Lafargue^ P. Broca®, c’étaient là des produits de la coagulation de la fibrine. Mais d’après le professeur Cornir, ces soi-disant concrétions sanguines ne sont autres que des noyaux conjonctifs calcifiés, venus par bourgeonnement de la paroi des vaisseaux. C’est en somme le même processus que l’endartérite ou l’endophlébite. P. Broca les considère comme l’expression d’un travail curatif spontané.

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