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Arch. gén. de Méd,, 1893, II, p

ANATOMIE PATHOLOGIQUE. 47

dans des productions assez diverses, de même qu’elles peuvent disparaître dans les angiomes.

Mais il faut avouer que ces distinctions, pour légitimes qu’elles soient, n’en sont pas moins malaisées. La difficulté est parfois à son comble dans certaines associations de lésions également congénitales.

Il arrivera, par exemple, que le diagnostic clinique et anatomique restera indécis entre l’angiome pédiculé et le fibrome mou vasculaire. Hallopeau, Thibierge admettent l’existence de relations étroites entre ces deux alfections congénitales; et Reboul, dans son excellent mémoire, rapporte une foule d’exemples où le nævus vasculaire a été le point de départ d’un fibrome mou. D’ailleurs, l’un de nous^ dans une revue récente sur le molluscum pendulum de la grande lèvre, a beaucoup insisté sur l’aspect violacé et la richesse en vaisseaux que présentent ces tumeurs L

M. A. Broca^ a présenté un exemple curieux des associations pathologiques de l’angiome. C’était une tumeur congénitale des fosses nasales, adhérant à la dure-mère d’un nouveau-né. L’examen histologique, pratiqué par Gornil et Darier, montra qu’il s’agissait d’un angiome mêlé à du tissu embryonnaire, du cartilage, du myxome et du sarcome fibroplastique. Beneke aurait rencontré un cas d’angiomes multiples, avec éléments sarcomateux dans l’un deux, qui siégeait au maxillaire inférieur^

1. P. Mauclaire, Du molluscum pendulum de la grande lèvre, Annales de Gynécologie, décembre 1893.

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