Bull. Soc. anat.y
théorie des troubles trophiques d’Obici peut être invoquée ici et qu’elle est capable de jeter quelque lumière, soit sur la patbogénie, soit sur la physiologie pathologique des angiomes.
Les ectasies vasculaires, surtout quand elles s’étendent à de vastes territoires, constituent un véritable appel sur le sang des régions voisines. Il en résulte que la masse circulante est relativement plus grande dans les parties angiomateuses. C’est là peut-être la clef des modifications fonctionnelles ou anatomiques groupées sous le nom de troubles trophiques par Trélat et Monod \ Duzéa^, Duplay^. Ces érythèmes, ces hyperhydroses, ces allongements ou hypertrophies du squelette tiennent sans doute à une irrigation plus riche. Les lésions nerveuses périphériques existent certainement et nous les avons signalées au niveau ou au voisinage des nævi, mais, à moins d’admettre des lésions ascendantes, on ne peut expliquer par elles les désordres très étendus qu’on observe quelquefois. Leurs caractères, leurs rapports avec la situation et l’étendue de l’angiome, leur absence dans les nævi pigmentaires, etc., semblent bien établir qu’il y a là plus qu’une simple coïncidence. Quant au mécanisme de l’action de ces angiomes, sur les os en particulier, il doit être celui qu’a indiqué Duzéa. Depuis les démonstrations de Duhamel, Flourens, Ollier, tout le monde connaît le rôle capital des zones juxta-épiphysaires dans le dé-