P. Broca, L c., p. 195 et
supporter sans faiblir les conditions circulatoires anormales créées par l’angiome.
Au nombre des secondes il faut placer les troubles vaso-moteurs. Il en est de physiologiques, tels que les cris, efforts, émotions, etc., qui produisent de perpétuelles oscillations dans la tension sanguine du corps tout entier ou de certaines régions. Il en est aussi de pathologiques. Nous avons parlé de cette jeune fille, hystérique et sujette à des poussées d’urticaire, chez laquelle Vidal trouve une télangiectasie généralisée des deux membres supérieurs. Gaston 1 signalait récemment un cas analogue et héréditaire consécutif à des hémiplégies. De même, on a noté la coexistence de l’angio-kératome avec les angelures ou l’asphyxie locale des extrémités (Thibierge^ Max Joseph^). Gruveilhier^ a vu un angiome du bras prendre, chez une vieille femme hémiplégique, et du côté paralysé, un développement énorme.
Il n’est peut-être pas sans intérêt de rappeler ici qu’Obici et Albertoni^, et avant eux P. Broca®, ont observé des hémarthroses sur les membres paralysés à la suite de lésions encéphaliques. Obici les considère comme la conséquence d’un trouble trophique des parois vasculaires, et Albertoni comme l’effet d’une paralysie vaso-motrice. Nous pensons que la