Clmiq, et critiq. chirurg.y p
SYMPTOMATOLOGIE.
temps, s’accordaient à faire de l’angiome une affection indolente. Cette proposition n’est pas absolue. Trélat^ est le premier à nous en avoir averti.
Avant lui Schuh^ Image^, Michaud^, Demarquay% avaient bien mentionné quelques angiomes douloureux, mais aucun n’avait songé à coordonner ces faits. En 1874, Trélat® en avait observé consécutivement quatre cas; depuis Terrillon'^, Auber % Tillaux^ etc., en ont rapporté d’intéressants exemples.
Les douleurs sont dues sans doute à la compression et l’envahissement du nerf (Tillaux) ou à la névrite des filets inclus dans la tumeur (Ch. Monod). Mais une coïncidence digne de remarque, c’est que la plupart de ces angiomes douloureux sont des angiofibromes ou angiolipomes circonscrits.
Les angiomes très étendus peuvent retentir sur la nutrition générale. Dans l’observation de MM. J. et Ch. Audry^^ le sujet était tuberculeux; ce n’était probablement qu’une coïncidence : elle est en tous cas ànoter. Israèf ^ a vu les viscères abdominaux s’hypertrophier, l’état général décliner consécutivement à
1. Ang. douloureux^ Congrès pour Favancement des sciences 1874, Lille, et Progrès médical, 5 mai 1877.