Lancet, 3 juin
4. ViLLARD, Le, y Ed. Geber, Viertejahveschriftf. Dermatol. y 1874, p. 3.
SYMPTOMATOLOGIE.
Ils méritent mieux le nom de troubles trophiques quand on les voit se généraliser à tout un membre. Trélat et Monod, Magon^, Duzéa, Duplay ont vu les poils plus épais, la sudation plus marquée au niveau des régions atteintes. L’hyperhydrose plantaire est un signe presque constant avec les grands nævi du membre inférieur. On a noté encore l’hyperthermie^ l’hyperesthésie, des crampes, des fourmillements, des ulcérations rebelles. Il est vrai que plusieurs fois coexistaient des varices; mais celles-ci étaient elles-mêmes ou paraissaient être secondaires à l’évolution angiomateuse.
Dans le cas de Tillaux, on observait l’atrophie des muscles thénar et hypothénar. Plus curieux sont encore les troubles observés à distance des nævi : Duzéa a noté de la rougeur et une sensation de chaleur dans une partie ou même une moitié du corps; dans un cas, la sécrétion conjonctivale était beaucoup plus marquée d’un côté que de l’autre, bien que les voies lacrymales fussent intactes. Enfin, le même observateur a vu une fois une mydriase très manifeste; elle était douteuse dans un autre cas.
Les troubles trophiques les plus importants se rapportent au squelette. A la face, on observe déjà des hyperostoses portant sur les os sous-jacents aux nævi : leur localisation à un seul côté peut créer des