‹ Les angiomesChapitre 75 sur 194 · Bull. Soc. Anat · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Anat

2. W. Hulke a observé dans un cas de l’hypothermie; mais le nævus coïncidait avec un rétrécissement généralisé du système vasculaire du côté atteint [Lancet, 16 décembre, 1876, II, p. 857).

asymétries visibles à l’œil nu. Mais, en général, il faut recourir à la palpation ou à la mensuration pour s’en rendre compte; c’est dire que ces hyperostoses n’ont rien d’excessif; dans un cas, même, Duzéa a trouvé de l’atrophie. Aux membres, on observe également un épaississement des os : celte constatation se fait bien surtout au tibia; mais le phénomène le plus saillant est l’allongement. Il peut aller pour la totalité du membre inférieur jusqu’à o et 6 centimètres. Les malades n’en sont généralement pas incommodés grâce aux courbures de compensation du rachis. Il n’est pas jusqu’aux phalanges qui ne puissent offrir de pareilles lésions. Dans un cas, l’index gauche, chez un sujet droitier, l’emportait de 3 millimètres sur le droit ^ ; cette anomalie était d’ailleurs la seule que présentât la main.

Duzéa cite encore un cas de genu valgum qui reconnaissait pour cause, d’après lui, un angiome très étendu de la face interne du genou.

Ces troubles ostéo-trophiqucs paraissent bien dus aux angiomes. On ne les rencontre en effet que dans les nævi vasculaires très étendus et superficiels. On ne les observe jamais avec les nævi pigmentaires. 11 faut cependant en excepter une observation de Friedreich, qui a noté une hyperostose crânienne en un point correspondant à un nævus pileux^.

Les parties molles obéissent aussi à l’influence hypertrophique de ces nævi. On les trouve épaissies ;

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