Bull, et Mém. Soc. Chir., 1879, p
SYMPTOMATOLOGIE.
la névrite. C’est à cette cause qu’il faut rattacher sans doute les phénomènes douloureux.
Nous ferons remarquer, pour finir, que dans la plupart des cas la tumeur paraissait acquise. Étant donné nos connaissances sur l’origine de l’angiome, il y a là un léger paradoxe; mais l’explication, nous semble-t-il, est fournie par la profondeur de la lésion, quelquefois par son siège (face postérieure du corps), qui rend latente la période de début.
h. Angiokératomes. — Très étudiés depuis quelques années par les dermatologistes, ses caractères sont résumés dans deux thèses récentes^ Il est encore désigné sous le nom d’hérnato-lymphangiome (ïôrok, Pringle), de télangiectasie verruqueuse (Brocq)^ Le terme plus bref et assez juste d’angiokératome nous paraît préférable.
Il constitue de petites élevures verruqueuses, aplaties ou conoïdes, ayant le volume d’une tête d’épingle ou un peu plus. Leur début est marqué par de petites taches rouges, au-dessus desquelles se forme peu à peu le recouvrement corné. Au travers, on aperçoit par transparence un fin réseau ou pointillé vasculaire, qui pâlit ou devient plus foncé dans les conditions spéciales à l’angiome. Darier ^ a vu ces tumeurs à la face, dans les sillons naso-jugaux, au menton, aux joues et au nez. Mais leur siège le plus habituel paraît être les membres et surtout les mains et les doigts. Un grand nombre des observations ont