Traité de Path. chirurg. spéc., trad. Comte, III, p
7. Soc. de Méd. berlinoise, séance du 18 nov., 1891, in Mercredi médical, 2 décembre 1891, n® 48, p. 606.
8. Soc. path. de Londres, 7 nov. 1893, in Mercredi médical, 13 nov. 1893.
LES ANGI03IES.
porteur d’un angiome de la région scapulaire; cette tumeur n’existait que depuis quatre mois et s’était accrue avec une très grande rapidité; on porta le diagnostic sarcome, diagnostic qui heureusement ne fut pas confirmé par l’examen de la pièce.
L’angiome simple s’étend plutôt en surface qu’en profondeur. Tantôt cette extension se fait progressivement, sans solution de continuité. Tantôt elle a lieu en quelque sorte par bonds. Aune certaine distance des bords de la tumeur se forment de nouveaux îlots qui s’unissent ensuite à la masse principale.
Quand l’angiome simple doit subir la transformation caverneuse, sa surface se soulève, en même temps qu’elle s’élargit. Elle se recouvre de nodosités, de petites tumeurs verruqueuses ou kystiques. C’est une sorte de bourgeonnement. D’où le conseil de Kœnig^ de se méfier des angiomes proéminents. Plus rarement on voit un nævus reposant primitivement sur une large base s’en isoler et se pédiculiser (Follin^). J. Reboul" a observé un cas de ce genre pour un nævus de la fesse ; il y avait en même temps transformation lipomateuse de l’angiome.
Les nævi, étendus à tout un membre, s’accompagnent au cours de leur développement ou de leur transformation caverneuse d’œdèmes, imputables aux troubles circulatoires. Les varices qu’on voit coexister souvent en sont la preuve. Dans un de ces cas, Devilliers^anoté des altérations du réseau lym-