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Cfr. Angiome de la langue

3. Soc. de chir., l^r juillet 1874 : Tumeur érectile de la région sacrée.

COMPLICATIONS

dans celui de VerneuiP il y avait de Tœdème des membres inférieurs et tous les signes d’une cachexie profonde. Cependant, si de gros vaisseaux sont lésés, une hémorragie répétée peut devenir fatale. Tel est le cas rapporté par A. Poncet^ qui dut lier l’iliaque interne pour une tumeur pulsatile de la fesse : deux mois après, le malade succombait à l’infection et aux hémorragies qui s’étaient reproduites.

De toutes les complications, la plus grave et la plus commune est la dégénérescence cirsoïde des artères afférentes. Elle expose le malade à des hémorragies formidables, sans compter les troubles fonctionnels divers qui accompagnent son évolution. On en est averti par la turgescence et l’érectilité plus grandes de la tumeur; elle devient pulsatile et donne lieu à un bruit de souffle continu, frémissant comme le thrill, au début, net et renforcé à la systole^ au fur et à mesure de ses progrès. Les artères avoisinantes se dilatent, s’épaississent et dessinent sous la peau leur réseau variqueux et sinueux. On voit des collatérales des doigts prendre le volume d’une radiale (Lawrence^), des faciales tripler de volume (Bories'^), des temporales aussi grosses que le petit doigt (Verneuil"^). Leurs battements et le bruit de souffle incommodent le malade, le rendent hypochondriaque. Les veines, de leur côté, offrent des lésions

1. Ann. mal. or. et lar., 1875, p. 169 : Angiome de la cloison du nez.

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