‹ Les angiomesChapitre 94 sur 194 · Lancet, 16 décembre 1876, p · texte numérisé non relu

Lancet, 16 décembre 1876, p

énorme de la face, du nez, des gencives, etc. ; les dents, chassées des alvéoles par les progrès de la néoplasie, étaient toutes ébranlées : plusieurs furent arrachées sans qu’il s’ensuivit cependant une hémorragie de quelque importance. Dans ses recherches statistiques, Parker n’a noté en effet cette hémorragie que 19 fois sur 500 cas. Elles succèdent à un trauma quelconque, accidentel ou opératoire, aux inflammations diverses que nous avons signalées, aux congestions périodiques, menstruelles ou autres. Dans une observation de Treves elles avaient pour ainsi dire un caractère supplémentaire : il s’agissait d’un homme, hémophile, âgé de cinquantesept ans, et porteur de petits angiomes hémorragiques de la langue; ceux-ci furent détruits par l’acide chromique, mais les épistaxis reparurent alors.

Ces hémorragies ont lieu quelquefois spontanément : Hartman et Gamerer^ ont vu mourir ainsi une petite fille, née 15 jours avant terme, avec un angiome caverneux. Un accident semblable emporta un malade de Paletta^ Mais généralement les hémorragies n’ont pas une marche aussi rapide et une terminaison aussi brutale. Elles entraînent simplement un état d’anémie plus ou moins marqué : dans le cas de Tillaux^ la malade, une jeune fille, offrait un teint blafard et une faiblesse générale:

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