‹ Les animaux chez euxChapitre 46 sur 49 · CONVOI DE BUFFLES EN ROUMANIE · texte numérisé non relu

CONVOI DE BUFFLES EN ROUMANIE

tout bas, qu’il ne suffirait point à illustrer son auteur; l’exactitude, la précision, la couleur, le brillant de la forme y laissent tant soit peu à désirer. Dût-on m’accuser de fatuité, je regrette mon essai descriptif.

Écoutons une autre sommité de la science.

« Le Buffle a les membres gros et courts, le corps massif, la tête grande, le front bombé, le chanfrein droit et étroit, le mufle très large. Ses cornes, bas placées, sont triangulaires et marquées à intervalles réguliers d’empreintes peu profondes ; elles se dirigent d’abord obliquement en dehors et en arrière, puis se relèvent vers la pointe. Elles sont de couleur noire, et cette couleur est aussi celle des sabots, des ergots, des poils et de la peau. Les poils sont rares sur le corps et assez épais sur le front où ils forment une sorte de touffe ; les genoux sont aussi d’ordinaire assez velus et le bas des jambes même est quelquefois garni de poils longs et frisés. A la partie inférieure du cou et antérieure de la poitrine, la peau forme un fanon de grandeur variable suivant les races et même suivant les individus. Le port du Buffle est lourd et ses allures sont gauches; en courant, il allonge le cou et tend le museau comme pour flairer; il semble en effet se guider principalement par le sens de l’odorat. Malgré la lenteur de sa marche, il est précieux comme bête de trait, car sa force est très grande, comparativement même à celle du bœuf. »

Tenez-vous à être renseigné par un autre écrivain non moins compétent?

« Le Buffle ordinaire a le corps un peu allongé, arrondi, le cou court et épais, lissé, mais sans fanons ; la tête plus courte et plus large que celle du bœuf; le front grand, le museau court, les jambes de moyenne

longueur, fortes, vigoureuses; la queue assez longue; le garrot presque élevé en forme de bosse, le dos incliné; la croupe haute et retombante; la poitrine assez mince, le ventre gros, les flancs rentrés; les yeux petits, à expression sauvage et méchante, les oreilles longues et larges, les cornes.... »

Mais il me semble qu’insister là-dessus serait scabreux : je saute, à regret, la dissertation relative aux cornes.

« Les sabots sont bombés, grands, larges.

Les poils sont rares, roides, presque soyeux; ceux des épaules, de la partie antérieure du cou, du front, de la touffe terminale de la queue sont allongés. L’arrière-train, la croupe, la poitrine, le ventre, les cuisses et la plus grande partie des jambes sont presque entièrement nus. L’animal est d’un gris noir foncé ou noir; les flancs sont roux, le fond de la peau est noir; les poils tirent tantôt sur le gris bleu, tantôt sur le brun ou le roux, » etc., etc.

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