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LES BÊTES A L'ATTITUDE BIZARRE

nissent soit les pattes postérieures, soit les bords de l'abdomen et du thorax, soit enfin, en double rangée, une légère crête médiane de la paroi ventrale, et qui s’étalent ou se ploient au gré de l’insecte, comme de véritables nageoires, favorisent et cette attitude en supination et la prestesse des mouvements natatoires de la notonecte. Puisque la nature, qui semble souvent se faire un jeu de produire des exceptions bizarres qui attestent l’immensité de ses ressources, avait condamné cet animal à passer sa vie dans une posture renversée, il fallait bien, pour le maintien de son existence, qu’elle lui donnât une organisation en harmonie avec cette attitude ; c’est aussi dans ce but que la tête est fortement inclinée sur la poitrine ; que les yeux, de forme ovalaire, peuvent exercer la vision en haut et en bas ; que les pattes antérieures, ainsi que les intermédiaires, agiles et arquées, uniquement destinées à la préhension, peuvent se débander en quelque sorte, à la faveur des hanches allongées qui les lient au corps, et accrochent solidement leur proie avec les griffes robustes qui terminent leurs tarses. (L. Dufour.)

Les notonectes respirent par l’extrémité postérieure de leur abdomen qu’elles viennent étaler à la surface de l’eau, où elles semblent comme suspendues. Mises à terre, elles sautillent, mais dans une position normale, c’est-à-dire sur le ventre.

Les larves des notonectes ont les mêmes mœurs que les adultes ; leur couleur est vert jaunâtre et leurs aïles sont absentes. Elles changent plusieurs fois de peau et leur dépouille conserve elle-même la position renversée qui leur donne un aspect si singulier.

Rappelons aussi l’attitude de certains mammifères du groupe des édentés (les

Fig. 27. — Vous croyez avcir des fruits devant les yeux: ? Non ! Ce sont de gentilles petites perruches qui ont pris — je ne sais pourquoi — l'habitude de vivre ainsi [la tète en bas.

paresseux, notamment), qui passent la plus grande parlie de leur existence suspendus aux branches par les pattes, le dos tourné vers le sol, ainsi que celle du rémora, qui a déjà honorablement figuré dans nos animaux « pique-assiette », el du

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