‹ Les animaux victimes des infections humainesChapitre 16 sur 30 · TRANSMISSION · texte numérisé non relu

TRANSMISSION

L'homme malade est dangereux pour les animaux parce qu'il

excrète les bacilles ou les microcoques par ses divers émonctoires.

Matières virulentes de l'Homme

La brucellose est une maladie qui, durant des mois et des an-

nées provoque chez l’homme des troubles divers. Pendant toute

cette période et même pendant la convalescence, l’homme excrète les germes par divers émonctoires. ®

On a créé la notion des gîtes microbiens (18) : ce sont les gan-

glions lymphatiques, la rate et moelle osseuse, d’où les microbes sortent par poussées dans le sang, d’où ils disparaissent pour se cacher dans ces gîtes. Pendant la poussée, les microbes ressortent dans les émonctoires et alors sont éliminés par elles.

Ces hommes, porteurs des germes, jouent un grand rôle dans la contamination, parce qu’ils apparaissent sains et sont parfois indépistables (18).

Il s'ensuit donc que le,sang est virulent chez l’homme (8)par périodes, surtout pendant les phases évolutives du mal (18).

L’urine. — Dès le quinzième jour de la fièvre de Malte, on trouve les microbes dans l’urine du malade (11); ils y persistent - pendant sept (SHow) et même pendant huit mois (KENNEDY). KENNEDY a constaté le cas chez 9,5 % des malades. Le nombre de germes atteint 30.000 par cc. d’urines.

Selon CESsARI (14) les reins de la personne atteinte de la fièvre ondulante excrètent habituellement le micrococcus mélitensis. La disparition des signes cliniques n’empêche pas la bactériurie qui continue longtemps encore après la SR clinique (8) du convalescent.

L’urine chez l’homme est donc beaucoup plus et pendant plus longtemps bäcillifère que chez les animaux, où la bactériurie ne dure que 2-5 mois (18). :

Chez la femme contaminée on retrouve (18), le lendemain de son avortement, le mélitensis en grande quantité dans les mucosités utérines; le germe disparaît complètement dans trois jours. - Dans un cas à Brucella abortus, le P' FREI, de Zurich (19), isole ce bacille dans les mucosités utérines de la femme ayant avorté. Il en existe aussi dans le placenta, l'intestin et l’estomac du fœtus (MADSEN).

Dans les matières excrémentilielles, le germe n’est pas abondant (18). Il faut le concentrer pour pouvoir l’isoler. AMoss et Posron ont ainsi isolé Brucella melitensis et abortus et ce dernier chez une personne malade depuis seize mois (1).

Dans les expectorations bronchiques (12), on a isolé Brucella mélitensis et Brucella abortus dans les amygdales (6).

Les germes de l’espèce Brucella éliminés ainsi par l’homme, peuvent pénétrer au sein de l'organisme des animaux par diverses voies.

Les voies de pénétration chez les Animaux

La Peau constitue la principale voie de pénétration. Même si la peau est intacte, l'infection peut se produire, dans 62,5 % des

PA

cas (9) chez la vache par une application de suspension de bo D cella abortus sur une petite surface. Mais après un léger -abrase- : ment, on détermine ainsi la maladie chez le mouton, la vache, le cobaye dans tous les cas. Le rasage simple diminue linfection à 90 % et la section des poils à 78 % des cas (18). Après la scari-: | fication, il suffit de 10-100 millions de germes pour infecter le ‘à | mouton (18) et 3-10 milliards, si la peau est intacte. ee x: de la peau facilite le passage des Brucella (2). |

Le Tube digestif est la voie qui ne peut pas être négligée. Elle réussit dans 22 % d'essais expérimentaux (18). Et ici ce sont surtout les liquides pollués par les germes qui sont dangereux pour les ruminants, car ils ne séjournent pas dans le rumen, mais c’est le réseau et le feuillet qui les résorbent (2). La muqueuse digestive est souvent incriminée (8).

Conjonctive. — Dans les conditions naturelles les poussières contenant Brucella peuvent favoriser l’infection (2-25).

Vulve. — La vulve est aussi la voie citée par plusreurs auteurs (17-18).

Poumons. — Expérimentalement, et chez le cobaye, VELU et BALOZET (23), au moyen d’un aérosol, « qui ne devait laisser dans le poumon que quelqués centaines de germes » sans aucune cause prédisposante, ont obtenu la séro-agglutination positive. L'infection par cette voie avec le M. mélitensis a été obtenu chez le singe (18) par des médecins anglais.

Mode de contamination

Un grand nombre de malades et de convalescents qui restent chez eux sèment partout les microbes, dont la virulence est plus grande pour les animaux que celle provenant de l’organisme animal (16). C’est surtout l’urine qui est nocive et au village, il y à coutume d’uriner partout.

Le contamination se fait

1° À l’étable. — CESARI (cité par LAFENETRE) écrit : « On sait combien est répandue dans les campagnes, la coutume d’uriner dans les étables. Toute personne atteinte de fièvre méditerranéenne, peut donc constituer une source de contagion pour les animaux, puisque chez l’homme le rein constitue l’'émonctoire habituel du Micrococcus melitensis. » De même on a constaté cela pour Brucella abortus (22). Sur la litière souillée abondamment par les germes, le ruminant vient se coucher, sa queue, sa vulve,

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