‹ Les animaux victimes des infections humainesChapitre 5 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Au premier temps des recherches sur la tuberculose, hérissé de difficultés, sont attachés deux noms : LAENNEC et VILLEMIN. Au début du xx‘ siècle, LAENNEC a démontré dans le domaine de lanatomie pathologique l'unité de la matière tuberculeuse Pendant la Séance historique de l’Académie de Médecine du 5 décembre 1865, il présente les effets de l’inoculation de tubercules humains et il conclut : « L’inoculation se fait très bien de l’homme au lapin.» « La tuberculose est une affection spécifique. » Et « sa cause réside dans un agent inoculable ».

En 1866, il prouve encore, que les lésions de l’homme déterminent la maladie chez plusieurs animaux: chez le cochon d’Inde qui, inoculé, meurt de tuberculose généralisée; il constate que les carnivores sont « relativement réfractaires à cette affection » ; néanmoins ses inoculations sont positives.

Dès lors, plusieurs auteurs ont cherché à transmettre la tuberculose de l’homme aux animaux. Un des premiers d’entre eux fut CApioT qui, quelques années après la découverte de VILLEMIN, . publiait ses observations sur la transmission de Ia tuberculose humaine au perroquet. Il s’est attaché aussi vers la même époque à l’étude du même sujet chez le chien. De nombreux articles et ouvrages sont consacrés à cette question.

En 1895, 1896, en collaboration avec GILBERT et ROGER, il fait des expériences sur l’origine de la tuberculose des oiseaux et il montre la fréquence de l’origine humaine de la tuberculose des perroquets.

Nocarp, lui aussi, attachait une grande importance à l’origine humaine de la tuberculose. À propos de sa première observation de la contamination de la volaille par l’homme, en 1885, il a dit devant la Société Centrale de Médecine Vétérinaire :

« Il me semble que les vétérinaires. devraient publier tous les

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