I) LES ANIMAUX DOMESTIQUES
Chien
Celui qui, parmi les animaux domestiques, vit dans la plus
grande intimité avec l’homme et qui est atteint, le plus souvent;
par sa tuberculose, est le chien.
MiHaAILESsCU estime, en 1929, que le nombre des cas de Hire culose chez le chien se multiplient, non ‘seulement parce que l’on s’y intéresse davantage, mais aussi, parce que le nombre de cas chez l’homme a augmenté.
Le chien, vivant parmi les bératons ne peut pas. FR
longtemps au bacille de Kocx. CapioT, en 1890 (8), rapporte le
cas d’un chien, en bonne santé, que l’on enferme dans la chambre de sa propriétaire phtisique pour lui tenir compagnie. Elle l’avait toujours auprès d'elle, et souvent sur son lit. Pendant les deux premiers mois, le chien se portait encore bien, mais bientôt il commence à tousser, à maigrir. Il était tuberculeux.
BASSET (4) relate le cas d’un fox terrier, dans une famille où deux enfants étaient morts de méningite, un troisième se trouvait au sanatorium; le père toussait et expectorait les crachats riches en bacilles. L’autopsie du fox terrier confirme les soupçons du vétérinaire : il avait contracté la maladie familiale.
SENDRAIL, LASSERRE et LESBOUYRIES Confient un chien en bonne santé à une personne phtisique. L’animal accompagnait cette personne constamment et mangeait les restes de ses repas.
Bientôt il s’est mis à maigrir, à tousser, enfin à perdre l’appétit. -
Conduit à l'Ecole Vétérinaire par sa propriétaire inquiète, il est reconnu tuberculeux. Des cavernes dans les poumons et l’ostéoarthropatie hypertrophiante sur les deux postérieures — tel était le bilan final du contact du chien avec sa maïtresse.
Le propriétaire peut nuire à son animal, non seulement par ses bacilles, mais aussi par son imprudence lorsqu'il se fait accompagner par lui dans les lieux fréquentés par des phtisiques. BassET relate, dans sa statistique, qui porte sur 20.000 animaux pendant quatre ans, que sur 100 chiens atteints par le bacille de KocH, 51 accompagnaient leurs maîtres dans les cafés, les cabarets, les restaurants, et 20 seulement étaient en contact avec des tuberculeux.
C’est à cause de ces mauvaises conditions hygiéniques et aussi
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de la plus grande fréquence de la tuberculose humaine, que le __ poucentage des chiens tuberculeux augmente dans les villes et - surtout dans les grands milieux urbains comme Paris. E Ainsi CApIOT (9) de 1905 à 1909, en trouve dans les milieux ‘à urbains : 3-4 % et à Paris au-dessus de 4 %, PETIT remarque = 9 % en 1904.
Le bacille de Kocx humain est extrêmement fréquent chez le - chien. BERTRAND (6), sur quatre chiens soumis à l’étude, trouva | chez tous les quatre, le type humain. M. SCHORNAGEL sur huit cultures examinées vérifie quatre souches humaines, STABLE- FORTH (57) dix chez 21 carnivores tuberculeux. MIHAILESCU en 4 F 1929 (38) prouve l’origine humaine de la tuberculose chez tous ses huit chiens soumis à l’examen. Swicx (69) sur deux chiens trouve chez l’un le type humain du bacille. FELDMANEUR sur 87 cas en note 50 qui ont été dus au bacille de l’homme. Tout récemment VERGE et SENTHILLE (67) publient la liste complète : des auteurs qui se sont occupés du type du bacille chez le chien tuberculeux. Or, depuis le début du siècle jusqu’en 1942, on a isolé 592 souches : 389 appartenaient au type humain. Cette statistique nous donne une idée générale de l'influence de l’homme tuberculeux sur la santé du chien. Elle nous dit que sur 100 chiens tuberculeux, 67,7 sont contaminés par le bacille humain. Deux tiers de chiens tuberculeux doivent leur maladie à l’homme! Ce chiffre est éloquent.
Chat
Le chat est un animal plus sauvage que le chien, ainsi il évite l’homme et c’est ce qui le préserve souvent de la tuberculose humaine. Sur 121 souches isolées jusqu’en 1942, six étaient d’origine humaine, soit 4,6 %, selon VERGE et SENTHILLE (67). En se basant sur ces investigations, on peut conclure que, contrairement à l’opinion autrefois répandue (9) le chat ne contracte guère la tuberculose de l’homme.
Bovidés
. Le problème de l'infection du bétail par l’homme est à nouveau à l’ordre du jour surtout dans les pays scandinaves. Expérimentalement le bacille humain ne provoque, en général, pas de grandes lésions chez les bovidés; elles ont tendance à régresser. (JATTA et Cosco, cités par: A. BoQUET (70) ). Le processus peut se généraliser (ESSER, THOMASSEN), ou non (KOSSEL).
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Les exemples pris dans la vie démontrent, que le De ne ‘a type humain est capable de contaminer les bovins. PLUM, enyz 1936 (51), signale un cas où une personne phtisique qui s’occupait des animaux dans l’étable les a tuberculisés. Le bacille en ‘cause était du type humain.
W. NIELSEN et N.-PLuM (42) en 1937, ont trouvé un troupeau ‘où des animaux réagissaient à la tuberculine. Une génisse fut tuée, elle présentait un petit nodule caséo-calcaire dans un ganglion mésentérique, le bacille était du type humain. Or, une vachère, renvoyée pour la deuxième fois au sanatorium, soignait ce bétail. Ses crachats ont montré le même type de bacille que celui trouvé dans les lésions de la génisse. C'était donc elle qui avait contaminé les animaux.
Dans un autre troupeau, les mêmes auteurs ont trouvé 55,1 % soit 6 animaux, avec une réaction positive. La source de l’infection était un vacher; une fois éloigné de la ferme, le bétail a cessé de réagir dans un an (41). À
VAN DER SCHAAF et VAN ZWIETEN (53) ont Hole le bacille humain chez une vache. ,
WATSON, cité par BRO0OK (42) constate la tuberculose d’un ganglion retropharyngien chez une vache due au bacille humain.
O. BANG et A. JEPSEN, cités par BERNARD, relatent un cas, où l'infection dans une ferme a été décelé par la tuberculine. Le propriétaire de l’exploitation atteint de phtisie pulmonaire due au bacille humain, est envoyé au sanatorium. On sacrifie deux veaux réagissants : ils sont atteints de lésions ganglionnaires qui contiennent le type humain.
GRIFFITH, en 1930, cité par BERNARD, constate un cas de tuberculose des bovidés due au bacille humain.
Chez les ruminants autres que le bœuf, RABINOWITSCH et KEMPNER, cités par BERNARD, décèlent une fois le bacille humain.
L'homme s’avère un semeur de bacilles tuberculeux du type bovin d’autant plus dangereux, que ce type est plus nocif pour le bétail. PLUM démontre dans ses expériences (50), que les bovins s’infectent régulièrement par l’ingestion répétée de crachats humains. Ainsi, il a prouvé le premier, que ce bacille bovin, après son passage chez l’homme, est virulent pour le bétail.
NIELSEN et PLUM en donnent des exemples authentiques où 17 troupeaux indemnes, soit 384 têtes sur 632, ont été contaminés par l’homme. Leurs investigations les autorisaient même à dire que : « Nous ne sommes pas loin de déclarer que lorsque un nombre rélativement grand des infections nouvelles dans un