‹ Les années funestes, 1852-1870Chapitre 22 sur 53 · AMNISTIE · texte numérisé non relu

AMNISTIE

J'oublierai tout. Venez, liquidons le passé, Vous verrez mon petit apprendre TA B C... — La République un jour s'éveilla désarmée. Et me vit souriant, debout, mèche allumée; J'ai tiré le canon, puis on s'est tenu coi; l'avais peut-être un peu juré je ne sais quoi, Mais à tous ces vieux faits qui diable s'intéresse? Ce fut un coup de force avec un tour d'adresse; Je fus Machiavel compliqué d'Auriol.

Vous étiez la loi, soit, et je fus le viol. N'en parlons plus. Je hais les choses éternelles, Elles sont sans pitié, l'implacable est en elles. L'enfer dirait : toujours, mais moi je dis : assez! To vous ai mitraillés, traqués, bannis, chassés, Dispersés comme un tas de cendre dans l'espace, Volés, assassinés... Eh bien, je vous fais grâce!

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