LES «EMBELLISSEMENTS» DE PARIS
Plus de caprice, plus de carrefour méandre Où Molière mêlait Géronte avec Léandre ! \lignement, tel est le mot d'ordre actuel. Paris, percé par toi de part en part en duel. Reçoit tout au travers du corps quinze ou vingt rues Neuves, d'une caserne utilement accrues.
Boulevard, place, ayant pour cocarde ton nom, Tout ce qu'on fait prévoit le boulet de canon. Socrate moustachu, tu fais marcher Xantippe Ferme et droit ; l'idéal a maintenant pour type Un beau sergent de ville étendu de son long. Phidias n'est qu'un sot auprès du fil à plomb. Que c'est beau! de Pantin on voit jusqu'à Grenelle! Le vieux Paris n'est plus qu'une rue éternelle Qui s'étire, élégante et belle comme l'I, En disant : Rivoli ! Rivoli ! Rivoli I
MISBRB
Partout la force au lieu du droit. L'écrasement Du problème, c'est là Tunique dénoûment. Partout la faim. Roubaix, Aubin, Ricamarie, La France est d'indigence et de honte maigrie. Si quelque humble ouvrier réclame un sort meilleur, Le canon sort de l'ombre et parle au travailleur. On met sous son talon l'émeute des misères.
L'Afrique agonisante expire dans nos serres. Là tout un peuple râle et demande à manger. Famine dans Oran, famine dans Alger.
— Voilà ce que nous fait cette France superbe! Disent-ilSé — Ni maïs, ni pain. Ils broutent l'herbe. Et l'arabe devient épouvantable et fou.
On rencontre une femme au fond de quelque trou Accroupie, et mangeant avec un air étrange.
— Qu'est-ce que tu fais là? — Hé bien, j'ai faim, je mange.