BERLIOZ
Ménestrel du 7 décembre 188'». (Vente Charavay.)
Girard, qui fut par la suite chef d'orchestre de l'Opéra, était, dans sa jeunesse, un des bons camarades de Berlioz. Ils entreprirent de donner en société des concerts à la fin de Ja présente année 1834. Girard dirigea ainsi la première audition iVHarold en Italie, ce qu'il fit, au dire de Berlioz, avec maladresse; ils rompirent leur association, et Berlioz prit dès lors le parti de diriger lui-même ses concerts. — La lettre ci-dessus traite d'un projet de représentation à un certain Théâtre Nautique dont Girard était chef d'orchestre, projet qui ne fut pas réalisé. Madame Berlioz-Smitlison fut cependant engagée à ce théâtre où, en novembre 1831, elle joua un rôle mimé dans une pièce intitulée la Dernière heure d'un condamné (voir à ce sujet un article de la Gazette musicale, du 7 décembre, non signé,
mais visiblement écrit par Berlioz lui-même). Au reste, le seul but qu'elle eût pu viser en acceplant un tel engagement ne lut pas atteint; le directeur du théâtre lit banqueroute, et le ménage Berlioz fut encore privé d'une ressource qui lui était légitimement due et lui eûl été nécessaire (voir ci-après, lettre du G mai 1835).
Au sujet îles efforts d'Henriette pour continuer l'exercice de son ail. comparez une indication (inexacte quant à la date, 15 décembre 1834) d'un catalogue d'autographes (Cbaravay) : « Elle remercie M. Bloqué de lui avoir trouvé un engagement dans la troupe de Kemble dont le manager est M. Lawson. Malheureusement sa jambe brisée la retient encore au lit. Elle a obtenu des arrangements de la part de ses créanciers, mais elle désirerait que M. Lawson lui fit des avances, o
XXX ÏI
\ THOMAS GO UN ET
".Montmartre, vers le 15 avril 183*."
Mon cher (ionnol, D'après nia lettre de la semaine dernière, nous comptions presque sur vous dimanche ; pourquoi ne vous avons-nous pas encore vu? Venez admirer notre ermitage ; nous sommes impatients d'avoir de vos nouvelles.
H. BERLIOZ
Lettres à Gounet.