AU MINISTRE DE LA GUERRE
Paris, 30 octobre 1837.
Monsieur le ministre,
Une messe de Requiem me fut demandée par M. Gasparin au mois de mars dernier pour les fêtes funèbres de Juillet; ma composition ne fut pas exécutée cependant, à cause de la suppression de la cérémonie des Invalides. M. le comte de Monlalivet veut bien s'intéresser à l'exécution de mon ouvrage. Une circonstance se préparc à l'occasion de la mort du général Damrémont, où il pourrait se placer tout naturellement. Veuillez, monsieur le baron, le choisir pour cette solennité et, dans le cas où ma demande serait accueillie, me faire prévenir assez tôt pour que je puisse me mettre en mesure. C'est un ouvrage nouveau, conçu sur un plan très vaste; il exige, en conséquence, plusieurs répétitions.
Les frais de copie et de composition ont été faits déjà par le ministre de l'Intérieur.