‹ Les années romantiques, 1819-1842Chapitre 43 sur 185 · Frère cadet de Berlioz, né en · texte numérisé non relu

Frère cadet de Berlioz, né en

2. Cette phrase doit faire supposer que la lettre fut écrite après que Berlioz eut manifesté l'intention de prendre part au concoure de Rome, où il se présenta pour la première fois en 1826»

Tu me dis que tu arrives de Pointières1. Y a-t-on encore dansé? Xanci doit se plaire dans ce castel de nouvelle structure'1, la vue est ravissante, il y a un peu de Walter Scott dedans, et la société de mademoiselle Louise3 est bien, je crois, la seule qu'elle puisse avoir à quatre lieues à la ronde. Pour toi je ne vois pas celle que tu peux avoir, ni dedans ni dehors.

Enfin... Adieu.

H. BERLIOZ

Communiqué par madame Chapot.

Berlioz raconte dans ses Mémoires (chap. V) qu'après avoir assisté à plusieurs représentations à l'Opéra il résolut de se faire musicien. « J'osai même, sans plus tarder, écrire à mon père pour lui faire connaître tout ce que ma vocation avait d'impérieux et d'irrésistible, en le conjurant de ne pas la contrarier inutilement. Il répondit par des raisonnements affectueux.., Mais loin de me rallier à sa manière de voir, je m'obstinai dans la mienne, et dès ce moment une correspondance régulière s'établit entre nous, de plus en plus sévère et menaçante du côté de mon père, toujours plus passionnée du mien et animée enfin d'un emportement qui allait jusques à la fureur. »

Il ne nous est resté de toute cette correspondance que la lettre suivante :

1. Domaine de la famille Veyron, sur le haut du coteau qui domine la Côte-Saint-André ; on y jouit de la vue des Alpes.

2. Citation par à peu près du premier vers d'une romance sur l'air de laquelle se chantait la complainte d'Héloïse et Abailard. On sait que Berlioz eut toujours du goût pour la romance...

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