‹ Les annelides chétopodes du Golfe de Naples (volume 2)Chapitre 14 sur 17 · Anaiïis pekemptohia · texte numérisé non relu

Anaiïis pekemptohia

Pl. IX, fig. 6.

Corpus longituiline 14'^''\ viriil<\ sci/D/riifis .s'.7 ispcciiinnc Intud niafiiro). Lobus cephalicusirevis, cordatiis, oculis 'pen)/(i(/iils ihiahiis. Anlii/iur muf/iia-. husl f/Diiida. Cirri tentaculares médiocres, primo ■pari dorsintU c.arpfo. Ioihj/ss/vio. (Jirri dors/Ktlcs foliacei magni.

Je n'ai examiné de cette espèce qu'un seul individu de petite taille, chez lequel rien n'annonçait une maturité prochaine. Il est donc fort possible que l'espèce atteigne des dimensions bien plus considérables que celles indiquées ci-dessus. Si je ne l'ai malgré cela point passée sous silence, c'est qu'elle résout d'une manière décisive le mode de distribution des cirres tentaculaires sur les premiers segments du corps. De là le nom que j'ai donné à l'espèce. Chez d'autres Anaïtis, comme chez une grande partie des Phyllodociens, l'évidence est beaucoup plus contestable. Mais, chez celte espèce, il suffit d'examiner un instant le ver par sa surface ventrale (fig. 6), pour reconnaître qui' deux paires de cirres tentaculaires appartiennent au segment buccal, et une à chacun des deux segments suivants. Le segment buccal est, il est vrai, très-réduit comparativement aux autres, et se trouve restreint à un étroit liseré, mais il n'en est pas moins certain que les deux premières paires de cirres lui appartiennent, d'autant plus que le petit tubercule rétractile cilié (a) qui, chez tous les Phyllodociens est une dépendance du segment buccal, naît en arrière d'elles. La paire supérieure est deux fois aussi longue que l'inférieure et contient en beaucoup plus grande abondance les granules

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verts auxquels l'animal doit sa couleur. Le second segment porte un cirre dorsal tentaculaire et un rudiment de rame avec faisceau de soies, mais point de cirre ventral. Le troisième segment est déjà muni d"un cirre ventral foliacé, plus petitjl est vrai, que ceux des segments suivants.

Sur le dos sont d'étroits anneaux intersegmentaires, comme chez la plupart des autres Phyllodociens.

J'ai vu la trompe pénétrer jusqu'au vingt-huitième segment et le proventricule jusqu'au trente-deuxième, mais ces chiffres observés chez un individu jeune n'ont qu'une valeur très-relative. Toute la partie papilligère de la trompe a son tissu semé de granulations vertes.

Le péritoine renferme des taches pigmentaires noires, à partir du ^'"^ segment. Ces taches sont distribuées de manière à former quatre larges raies longitudinales. La cavité périviscérale était remplie, chez l'individu observé, de gouttelettes d'apparence graisseuse.

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