‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 3)Chapitre 16 sur 68 · POLYNOE EXTENUATA · texte numérisé non relu

POLYNOE EXTENUATA

Polynoë extenuata Grube, Act. Krhin. u. Wûrm. p. 86.

Polynoë plumosa Qualref. (|iro parte), Hist. natur. des Ann. I, p. 23.">.

PI. II, fig. 2.

Corpus longitudine 2"°\ latitudine -ï""\ fuscum, postier attenuatmn. Elytra, paria quatuordecim, margine lœvi. Segmenta ultima elytris carentia septem.

L'identification de ce ver avec la I'. extenuata que M. Grube a observée également dans le golfe de Naples, souffre une difficulté. M. Grube indique 15 paires d'élytres et je n'en ai compté que I i. Mais le reste de la description, il est vrai assez laconique, de M. Grube s'applique fort bien à notre espèce, et l'invariabilité absolue du nombre des élytres chez les PolynOés n'est pas encore suffisamment établie à mes yeux.

La tête, considérée en dessus, présente en avant une échancrure, résultant de l'existence de ces deux mêmes protubérances recouvertes d'une couche de chitine épaisse et luisante, que nous avons signalées chez la P. lorquata et qui existent chez tant d'autres espèces. Dans l'échancrure s'insère l'article basilaire de l'antenne médiane, en dessous duquel se trouve un tubercule frontal situé entre les articles basilaires des deux antennes latérales.

L'antenne médiane, les tentacules et les cirres dorsaux sont tous cylindriques dans les deux premiers tiers de leur longueur, point où ils se rétrécissent brusquement pour se terminer par une pointe assez ténue. Les antennes externes (antennes médianes Grube) sont renflées à la base et s'atténuent graduellement jusqu'au sommet. Leur extrémité ne dépasse pas le niveau du rétrécissement subit de l'antenne impaire. Tous ces appendices sont colorés en brun, sauf la pointe qui est incolore. La coloration brune atteint son maximum au point du rétrécissement brusque. Les palpes (antennes externes Grube) sont non-seulement les plus gros, mais encore les plus longs de tous les appendices. Ils se rétrécissent aussi brusquement prés de l'extrémité. Leur surface est lisse. Au contraire, celle des antennes et de tous les cirres, y compris les cirres ventraux, est hérissée de petites papilles tactiles. Les cirres terminaux du segment anal sont courts, n'atteignant pas le quart de la longueur des cirres dorsaux. Les cirres ventraux ne dépassent pas la pointe du pied.

Les élytres ont le bord lisse, entièrement dénué de franges ; leur surface est ponctuée. Elles sont portées par les segments 2, 4, 5, 7, 9 21, 23, 20, 29. Les segments 30 à 30 en sont dépourvus et portent en revanche tous des cirres dorsaux. Le canal digestif et les éléments sexuels n'offrent rien de remarquable.

M GOLFE DE XAPLES. )581

L'assimilation que M. de Quatrefages ;i tente de faire de cette espèce à la /'. plumosa Cri), n'a pas de fondement. Comme M. Grube l'a déjà fait remarquer, la P. plumosa a lesélytres frangées; de là son nom. Au contraire la P. extenuata a le bord des élytres lisse. Ce seul caractère suffirait déjà à les différencier. Mais il en est d'autres encore, d'observation tout aussi facile, comme la remarquable atténuation du corps en arrière chez la P. extenuata, etc.

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