‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 3)Chapitre 24 sur 68 · Sthenelais DENDROLEPIS · texte numérisé non relu

Sthenelais DENDROLEPIS

PL IV, ûg. 4 et pi. V, lig. 1.

Corpus longitudine 7-8°mt, latitudine 7""". infra pallidum, supra tœniis transversis flavo-aurantiacis décorum. Elytra lœvia, margine externo solummodo jinjjillis arborescentibus instructo, tuberculo lucem valde réfringente areolaque />itl/i</<i circumdato />f>*- !<n ornata. Vedes mammilla subbranchiali ciliata unica prœditi.

Encore ici les élytres (pi. V, fig. 1) sont extrêmement caractéristiques. Dans toute la région moyenne et postérieure du corps, leur bord antérieur est échancré de manière à former au milieu un angle presque droit. Le côté externe et le côté antérieur se réunissent sous un angle assez aigu; au contraire le bord externe passe presque insensiblement par une exagération de sa courbe au bord postérieur. Le bord externe porte une série de papilles arborescentes, d'ordinaire au nombre de 9 à M, dont les ramifications vont en diminuant de nombre et de longueur, à mesure que la papille considérée est située plus en arrière sur le bord d'une même élytre. La dernière papille de chaque élytre est même, réduite! au tronc, sans aucune ramification. Chaque branche de ces papilles se termine par un bouquet de soies tactiles. L'élytre est colorée en jaune, sauf les bords qui sont incolores. De distance en dislance. sont semées de' petites taches irrégulières, noirâtres à la lumière transmise. Le nerf de l'élytre forme par ses ramifications une figure arborescente (a), facilement perceptible. A une petite distance du bord postérieur de l'élytre, on observe un granule très-réfringent {b) entouré d'un cercle fortement marqué. Ce cercle lui-même, placédans la partie colorée de l'élytre, est entouré d'une auréole blanche.

Les rames pédieuses (pi. IV, fig. 4 A) sont peu profondément divisées; la ventrale est beaucoup plus large que la dorsale. Cette dernière porte un cercle de papilles digili li unies (d) entourant la base du faisceau de soies. La rame inférieure se termine par deux lèvres (e) ereusées en gouttière, comprenant entre elles un cône charnu dont la surface est couverte de petits cils vibratiles.

Les suies de' la rame supérieure sont semblables aux soies correspondantes des autres espèces. A un fort grossissement leur fine barbelure se résout en une crête spirale à tours fort nombreux. Celles de la rame inférieure, au lieu d'être variées

' La description du Sitjalion vitlutum Délie Chiaje (omis dans YHist. naiur. des Annulés) pourrait presque s'entendre de cette espèce, mais il esi impossible d'y rapporter les figures <)<■ zoologiste napolitain. (Voyez Desrrh. e not. t. V, p. r>N ri 108, lav. V, fig. 13, I I el 16; Memorie, IV, 155, lav. LVH, fig. 13 el 14.)

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comme chez les autres espèces, présentent tontes la même forme. Ce sont des soies composées dorées, à serpe bidentée (4 B) n'offrant nulle part de corniche spirale.

La branchie (4 A, a), les coussinets à franges vibratiles (c), le tubercule cilié et le cirre ventral (b) n'offrent rien de remarquable, si ce n'est la priitcssr du tubercule (/') et l'absence d'expansion à la base du cirre.

Le système nerveux tonne une bandelette ventrale rouge, dans laquelle des étranglements mal indiqués opèrent nue subdivision en ganglions très-imparfaitement différenciés.

Les organes générateurs se présentent comme des cordons enroulés à la base des pieds. Ces cordons, chez les femelles, sont formés par un axe central à la surface duquel adhèrent les ovules (4 C). Les plus gros ovules observés atteignaient un diamètre de 23 microin. Une zone granuleuse apparaissait dans l'intérieur de leur vilellus. Ils n'étaient évidemment pas arrivés à maturité.

Genre SIGALION Aud. et Edw.

(nec Ehlers, neque Malmgren).

J'ai déjà exposé, à propos du genre Sthénélaïs, les raisons qui me font conserver le genre Sigalion, avec la caractéristique qui lui lui attribuée dans le principe par Audouin et Edwards.

Sigalion squamatum '.

Sigalion squamatum Délie Chiaje, Memorie, tav. LXXX, fîg. 5. — Descrizione c nolomia, l. V, p. 58 et 107 ; tav. 26, Dg. 3. 1 1 et 12. — Istitut. <li Anat. compar. t. Il, p. 75. ? V Costa. Fauna de! regiio di Napoli, Anellidi, pi. V (texte non paru).

PI. III, lig. 3.

Corpus latitudine 4-5""", griseum, ocitlis quatuor lobo cephalico insidentibus, antennis brevissimis, setis pedum multiformïbus. Elytra margine externo jin/iillis fjusiformibus pennatis longissimis instructo.

1 Espèce omise dans \ Histoire naturelle '1rs Annelés.

DU GOLFE DE NAPLES. i 1 )

Cette espèce, indépendamment de l'absence de l'antenne impaire, se distingue facilement de tous les autres Sigalionides du golfe de Naples par la conformation des él) très. Le bord externe de ces organes, en effet, porte de très-longues papilles fusiformes (tig. 3 A), régulièrement pennées par deux rangées de processus digitili unies. Quelques autres procès tout semblables sont semés sur la base de ces papilles, en dehors des rangées distiques. Ils sont tubulaires, larges d'environ 0 micr. et leur axe est occupé par une substance granuleuse. Ces papilles pennées sont déjà figurées par Délie Chiaje ' et M. Costa*.

A en juger par les figures de MM. Audouin et Edwards, le Sigalion auquel ces auteurs donnèrent dans le principe le nom de S. Mathildœ, a des élytres toutes semblables 3. A beaucoup d'autres égards, cette espèce, originaire de l'Archipel Chausey, est très-voisine du i'. squamatum de Naples, et j'ai longtemps été disposé à les identifier '. Cependant, après un mûr examen, j'ai dû les séparer spécifiquement par les raisons suivantes. D'abord le S. squamatum porte sur le lobe céphalique quatre yeux noirs, petits il est vrai, mais bien distincts ; tandis que le 6'. Mathildœ paraît être complètement aveugle. Puis, les pieds du S. squamatum, bien que conformés à tous les autres égards exactement comme ceux du S. Mathildœ, sont armés de soies toutes différentes. Ce second caractère en particulier me paraît décisif.

Les soies de la rame supérieure (3 C) sont très-ténues, arquées vers le haut, de manière à soulever le bord des élytres. EUes sont semblables à celles de la Sthenelais ctenolepis, sauf la pointe qui est bifide. Les soies de la rame inférieure, groupées en deux faisceaux, sont extrêmement variées, car elles reproduisent toutes les formes de la rame inférieure de la Sth. ctenolepis avec cette différence que les soies en serpe, correspondant à la fig. 1 G (pi. IV), sont birostres à l'extrémité.

Les branchies sont semblables à celles des Sthénélaïs. Délie Chiaje, qui, mieux inspiré que ses successeurs, les considérait déjà comme des organes respiratoires, les ligure comme pectinées. Les vigoureux cils vibratiles qui bordent l'un des côtés de la branchie, sont pour lui les dents du peigne. En revanche, je n'ai pas noté de coussinet à franges vibratiles. Je ne voudrais cependant pas garantir son absence, car à

' Descrizione e not., lav. 52(1, lig. 3, et Islituziom rii Anal. ïuiiij}., t. Il, tav. 44, lig. 6. C'est dans les élytres de cette espèce que Délie Chiaje (igure déjà toutes les ramifications nerveuses retrouvées depuis lors par M. Ehlers, mais il les considère comme des vaisseaux sanguins

2 La figure 1 de M. Costa paraît être une autre espèce dans laquelle le milieu du dos est à découvert.

3 Ces savants considéraient les branchies des Sigalious comme de simples cirres dorsaux Ils étaient, en revanche, disposés à attribuer les fonctions respiratoires aux papilles pennées des élytres: celte opi nion fut justement combattue par Jolmston.

* Le nom de Pelle Chiaje aurait dans tous les cas la priorité.

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