Tome xix, 2me Partie
452 ANNÉLIDES CHÉTOPODES
naissant de la paroi latérale du corps, forment une espèce de plancher à claire-voie qui sépare la chambre supérieure de la cavité périviscérale (7) des deux chambres inférieures (u et u'). Ces fibres s'accolent à la gaine du système nerveux et se continuent en un système de fibres circulaires (g) disposées tout autour de chaque chambre périviscérale inférieure, et du muscle longitudinal inférieur. Les muscles moteurs des soies sont formés par une partie des libres de ce plancher. Dans les sections langentielles (4 A), le plancher musculaire est toujours distordu (e), ou même enlevé par suite de l'absence de connexion avec les parties voisines.
Les trois chambres de la cavité périviscérale sont les homologues de celles que j'ai décrites en détail chez les Polyophlhalmes dans mes Glanures. Elles existent chez beaucoup d'Annélides, en particulier chez la majorité des Annélides errantes. Cette distribution n'est pourtant point constante. Nous verrons en particulier plus loin une exception constituée par les Glycères.
Je renvoie pour d'autres détails anatomiques au Mémoire de Délie Chiaje.
Le savant napolitain a déjà remarqué que lorsque la Halla partftenopeia est en voie de mourir, elle émet un liquide brun-violacé fort abondant. Ce liquide teint aussi l'alcool dans lequel on conserve l'animal. Son activité colorante est très-intense et se communique à tous les objets. Dans l'alcool la H. parthenopeia perd du reste sa belle couleur orangée et devient noirâtre avec des reflets irisés.
TRIBU DES LOMBRINEKEIDES (schmarda).
Genre LYSIDICE ' Savigny.
(l'ALOLO (Gray) Mac-Donald.)
Lysidice margaritacea.
PI. VIII, fig. 3.
Corpus longitudine 7-5""", latitudine l,5mm flavo-margaritaccum, segmetitis ultra 200. Lobnti cephalicus margine frontali profimde hiciso, antennis brevïbus,hasm versus twinidis. Aticula nigra, apice pallido.
Cette Lysidice, la seule que j'aie rencontrée dans le golfe de Naples est colorée d'un jaune pale à reflets nacrés. Toutefois les femelles, lorsqu'elles sont pleines d'oeufs, prennent dans toute la région occupée par ceux-ci une teinte rose, à travers laquelle on aperçoit la couleur brunâtre de l'intestin. Chez les mâles la région occupée par les zoospermes est d'un blanc laiteux.
Le lobe céplialique est bilobé. Les antennes sont plus courtes que lui, et renflées à la base. En avant et en dehors des antennes externes sont les yeux, sous la forme de taches noires, semi-lunaires, avec un cristallin en dehors.
Le segment buccal est presque aussi long que les deux suivants, en supposant que le second anneau, privé de pieds, soit un segment distinct*.
Les pieds uniramés sont courts, coniques (fig. 3 D), avec une proéminence terminale dans laquelle pénètre la pointe de l'acicule. Cette proéminence sépare l'un de l'autre les deux faisceaux de soies. Ces dernières sont des soies normales de Lysidice: au faisceau supérieur des soies simples (3 A) dont l'extrémité est recourbée en faucille, et au faisceau inférieur des soies composées à serpe bidentée (3 B). A ce faisceau s'ajoutent, sauf dans les segments antérieurs, quelques soies simples sous la forme de vigoureux crochets bidentés (3 C). Le cirre dorsal, subulé, implanté sur la
' M. Williams ci M. Kinberg écrivent Lycidice sans donner de raisons en faveur de celle modification.
s Chez la plupart des Lombrinéréides le premier segment scligère esi précédé de deux anneaux dépourvus de pieds, connue l'ont vu presque tous les auteurs. Dans son Manuel M. de Qualrefages néglige cette circonstance. Il en résulte une certaine obscurité, car l'on ne sait si ces deux anneaux sont considérés par lui comme deux segments ou comme un segment buccal bi-annelé. Je suppose cependant qu'il adopte celte dernière opinion pour les Lombrinéréides comme il parait l'avoir adoptée pour ceri.mii* Kumridi's
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base de la rame, est un peu plus long que celle-ci ' ; le ventral, beaucoup plus court. est plus rapproché de l'extrémité de la rame.
J'ai Longtemps hésité à considérer cette espèce comme la L. Valentina Sav.*, dont Savigny ne nous a laissé qu'une diagnose trop brève, à laquelle est venue s'ajouter la description laite par M. île Qualrefages, d'après un individu mutilé et, qui pis est, conservé dans l'alcool3. Mais Savigny indique positivement que le bord frontal de ses Lysidices est arrondi et non bilobé*, et que les acicules sont jaunes el point noirs. Ce dernier caractère peut sembler l'utile. Cependant Savigny l'a souvent employé comme caractère spécifique el, je crois, avec raison. L'expérience enseigne que la coloration des acicules est tort constante.
Genre LUMBRICONEREIS Blnv. (Qtrfg. rec.)
(lncl. ZYGOLOBUS Grube 5. AHACODA Schmarda6.)
M. de Quatrefages considère l'absence d'yeux comme un caractère du genre Lombrinère. Ce caractère devra dorénavant être abandonné, car nous décrivons ci-dessous une véritable Lombrinère munie d'yeux.