‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 3)Chapitre 34 sur 68 · Ll'MBRICONERElS IMPATIENS · texte numérisé non relu

Ll'MBRICONERElS IMPATIENS

Lumbricus fragilis Délie Chiaje (non Mûller). Mem. su gli Anim. senza vert. 11, 4*28. Lumbrinerus fragilis Délie Chiaje, Descrizione e notom., III, p. 83 et Y, p. !I7, pi. 101, lig K-in

PI. IX, fig. 2.

Corpus longitudÀ/ne 20-25"'a\ latitudine 4-5mm, flavo-carneum. OcuU nulli. Festucœ milieu. Pars anterior corporis et posterior setis dissimilïbus. Girri anales crassissimi quatuor.

Bien que Délie Chiaje ait déjà consciencieusement étudié au point de vue anatomique cette espèce', il n'est malheureusement pas possible de conserverie nom qu'il lui avait donné. En effet, M. QErsted a employé, comme il le devait, le nom de Lumbriconereis fragilis pour le Lumbricus fragilis de .Millier. Le nom par lequel j'ai remplacé la dénomination de Délie Chiaje doit l'appeler la même particularité qui avait frappé cel observateur, savoir la propension de l'animal à se briser spontanément lorsqu'on l'inquiète. Voilà donc deux espèces fragiles en opposition avec

1 M. de Quatrefages l'a placée dans ses genres ince.rlœ sedis. Cependant aucune autre espèce de Lumbriconereis n'a été mieux étudiée au point de vue zoologique el anatomique que celle-ci, grâce à Délie Chiaje. Al. de Qualrefages ne cite, il est vrai, que deux ligures du savant napolitain, tandis que celui-ci nous en a laissé une vingtaine.

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l'opinion énoncée par M. de Quatrefages, que le genre Lombrinère ne renferme que des espèces peu aptes à la rupture spontanée.

Celte espèce a été la première à me frapper parla richesse vasculaire du prolongement conique inférieur (2, a) de la rame pédieuse. J'ai retrouvé depuis celte vascularisation chez d'autres espèces, et je pense que cet appendice doit être considéré comme remplissant des fonctions respiratoires.

Les soies sont fort caractéristiques. Les acieules, en faisceaux de cinq ou six, ne font jamais saillie hors du pied. Dans la région antérieure le faisceau de soies est formé de deux groupes: le supérieur comprend des soies simples pointues, coudées et bordées à l'extrémité (2 A), l'inférieur des soies, simples également, mais coudées aune grande distance de l'extrémité (2 B). A partir du coude, les soies s'élargissent considérablement et se bordent d'uni' lame. A l'extrémité, elles se rétrécissent brusquement et se recourbent pour finir par un large crochet multidenté (ordinairement cinq dents). Plus en arrière les suies du premier groupe disparaissent et celles du second sont remplacées par une forme bien différente, à savoir des soies rectilignes d'abord (2C, a et b) et élargies, puis subitement rétrécies vers l'extrémité et se terminant par un petit crochet unirostre. Cette extrémité de la soie est enfermée entre deux valves convexes.

Les poches occipitales sont grandes et renferment chacune un corps lusiforine (sécrétion?) réfractant fortement la lumière.

La cuticule des segments présente une structure très-particulière. Ses stries sont à peine appréciables. En revanche, des lignes interrompues soil transversales, soit longitudinales sont formées par des rangées d'innombrables petits pores lubulaires (2 D).Ces petits pores ne sauraient cire confondus avec ceux qui, chez beaucoup d'Ànnélides, servent de passage au produit des glandes cutanées. Ceux-ci existent également chez la L. impatiens, mais ils sont bien plus gros (2 D, a), très-espaces et disposés en rangées transversales'. L'épaisseur de la cuticule est de 5 à 0 microm.

' Il est (ji'oJjable i|ue ces pores de la cuticule correspondent à une structure spéciale des cellules de la couche cliilinogcne.

hV GOLFE DE NAPLËS. 457

Dans la chaîne nerveuse les commissures interganglionnaires soni entièrement distinctes. A la suite de chaque ganglion principal (2 E, 6), je trouve une paire de petits renflements ganglionnaires (c), donl chacun entoure rime des commissures.

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