LUMBRICONEREIS NaRDONIS
Lumbriconereis Nardonis Grube, Act. Echinod. und Wûrmer, p. 79.
Pi; l\, lig. ::.
Corpus longitudine 5-6ctut, latitudme l"m\~>, flavo-carneum, iridescens. Pedes parium anteriorum festucis fàlcatis, parium posteriorwn setis simpliciïbus hamatis apice serrato instructi.
Celle espèce est vraisemblablement identique avec celle de M. Grube. Ce savant considère, il esl vrai, tous les pieds comme étant armés de soies semblables, ce qui est inexact, el il ne dislingue que deux espèces de soies en outre des acicules, tandis que j'en compte trois. Toutefois ces différences s'expliquent facilement en admettant que JM. Grube n'a étudié qu'un nombre de pieds insuffisants.
Les pieds de la région antérieure, c'est-à-dire ceux qui font immédiatement suite aux deux anneaux apodes, comptent, en outre des acicules incolores, cachés dans l'intérieur, deux espèces de soies saillantes : à la partie supérieure du faisceau des soies simples, géniculées (fig. 3), piiintiies el marginées vers l'extrémité, et, à la partie inférieure, des soies composées à serpe courte, bidentée ou tridentée, avec la laine protectrice habituelle (3 A). Ce sont les suies connues de M. Grube. Leur nombre est peu considérable dans les deux premiers segments, mais il augmente rapidement dans les suivants. Toutefois le nombre des segments armés de cette manière est assez restreint. Les soies composées ne tardent pas à être remplacées par des soies simples à crochet multidenté (3 B), dans lesquelles la dent inférieure est beaucoup plus grosse que les autres. Ces soies sont fort comprimées vers l'extrémité qui est enfermée entre deux valves convexes. Le segment auquel a lieu ci' changement de suies n'est point constant. Chez un individu je trouve que c'est le onzième, chez un autre le quatorzième, chez un troisième, plus jeune, [e septième. Quoi qu'il en soit, à partir d'un segment dont le numéro d'ordre est variable, on trouve les soies géniculées el pointues, associées aux
Aï>8 ANNÉLIDES CHÉTOPODES
soies simples en crochet dans chaque pied jusque vers le 37m*' segment environ. Puis les soies géniculées disparaissent à leur tour, et la région postérieure n'est plus armée que de soies simples en crochet. Parmi ces dernières quelques-unes subissent une variation de forme. On en trouve en particulier d'isolées dans lesquelles les valves terminales sont rejetées en arrière comme un capuchon tombant sur la nuque (3 C. a et b).
La L. Nardonis présente dans le tissu sous-cuticulaire ces mêmes corpuscules jaunes que j'ai fait connaître ailleurs, chez d'autres espèces.
Sous le rapport des poches occipitales, de la forme des pieds, des deux eirres terminaux, cette espèce n'offre rien d'exceptionnel.
La L. Nardonis Grb. est certainement très-voisine de la L. Grubiana Claprd. (Zygolobus) de Porl-Yendres. Toutefois, chez celle-ci le changement de crochets n'a lien qu'à partir du vingt-cinquième segment, et, ce qui est plus important, la forme des crochets est différente.
Genre NOTOCIRRUS Schmarda.
Pour les NotociiTus aussi, M. de Qualrefages considère l'ahsence d'yeux comme caractéristique. Ce caractère secondaire devra être rayé, car les deux espèces ci-dessous sont toutes deux munies de quatre yeux. En outre, l'existence du cirre dorsal n'est pas le caractère différentiel le plus important des JNotocirrus comparés aux Lombrinères. Ce cirre est en effet souvent fort petit, réduit à un tubercule minime, qui peut être difficilement appréciable, surtout pour les amateurs d'Annélides à l'alcool. En revanche, à ce tubercule correspond toujours un groupe de nombreux acicules, plus petits, il est vrai, que ceux de la rame ventrale, mais faciles à trouver. Ces acicules font entièrement défaut, de même que la papille correspondante, à toutes les Lombrinères.