I. MX, p. 172), pi. xi. fig
Nereis cultrifera Ehlers, Die Borslenwûrmer, p. 461, Taf. xix. xx. lig. 1-3; xxi, lig. 31-36.
•>. Forme lietéronéréidiennc.
Lycoris lobulala Savigny, Syst. des Annélides, p. 30.
Lyrorù Inbulala Rathke. Beitr. /.. Fauna d.Krym. Mém. présentes à l'Acad. de St-Pétersbourg pnr divers savants, III, 1837, p. 115, pi. vu, lig. 2 et 9-15.
Nereis lobulala Ami el Edw. Annélides du littoral delà France. II. p. 191, pi. 4 A, lig. 7 et 8.
\ereis lobnia (irube. Familien der Auneliden, 1851, p. 50.
Heleronereis lobulala Johnst. Cal. of non parasit, Wonns, p. 161 (pro parte).
Nereilepas lobulafits Qtrfg. Hist. nalur. des Annelés, 1, p. 560.
Hedyle Inhalât i Malmgr Nordiska Hafs-Annulater. Oefversigl al' k. Vet. Akad. Fôrh. 1865, n° 2, p. 182 — Annulata polychseta, 1867, p. 58.
Nereis cultrifera Ehlers Die Uorstenwûrmer, comme ci-dessus.
PI. VII. 6g. I.
Les recherches très-approfondies de M. Ehlers sur celte espèce en ont grandement éclaiïci la synonymie. Peut-être ce savant a-t-il été un peu loin dans la réunion des formes observées dans diverses localités par les auteurs. Il paraît avoir tenté de réunir en une seule espèce, presque toutes les formes décrites comme présentant le mode de distribution des paragnathes dont M. Malmgr en a fait le caractère principal du genre Lipephile. Il est permis de douter que celte réunion lut justifiée dans tous les cas. Mais, le plus souvent, les descriptions des auteurs sont trop insuffisantes pour décider la question. La coloration n'a certainement pas une importance très-considérable, bien que je l'aie
76 AWÊLIDES CHÉTOPODES
trouvée très-conslanle à Naples. Cependant celle de la X. fulva Qtrfg. paraît s'écarter singulièrement de la coloration normale. Qu'il y ait d'ailleurs plusieurs espèces du sous-genre Lipephile, c'est ce dont il n'est pas permis de douter; car, soil la N. floridana Ehlers, soil les espèces dont M. Kinberg a t'ait ses genres Paranereis el Perinereis, soit enfin l'espèce décrite plus loin sous le nom de Y. macropus, sont, par l'armure de leur trompe, de vraies Lipephiles.
Je ne serais donc pas étonné qu'on vint à reconnaître dans la N. (Lipephile) cultrifera de M. Ehlers, une espèce collective, ('elle que j'ai étudiée à Naples, est, dans tous les cas, bien la forme typique, puisque c'est dans la même localité que M. Grube recueillit pour la première fois l'espèce. Je trouve qu'elle diffère, sur quelques points de détail, de la description si circonstanciée de M. Ehlers. La distribution des soies dans tous les segments, à partir du troisième, est constamment la suivante, qui est, du reste, la plus fréquente chez les Néréides :
. Rame supérieure soies en arête homogomphes
V. culirifera . groupe supérieur \ soies en arête homogomphes.
' Rame inférieure ( soies en serpe hétérogomphes
' groupe inférieur ji soies en arête hétérogomphes. ' soies en serpe hétérogomphes.
Or, M. .Ehlers dit positivement que le groupe inférieur de la rame ventrale ne renferme que des soies falcigères. Si cette assertion est exacte, il a observé certainement une espèce différente de celle de Naples. Mais n'y aurait-il pas erreur de sa part? Il ne ligure, dans tous les cas, que deux espèces de soies : falcigères hétérogomphes, et spinigères homogomphes. Au contraire, .M. de Quatrefages indique el figure bien chez la N. incerla (sive margaritacea, sive bilineata les trois espèces de soies, en remarquant positivement que les soies falcigères n'existent qu'à la raine inférieure. 11 ajoute, il est vrai, que les soies en arête homogomphes et celles en arête hétérogomphes se trouvent indifféremment aux deux rames, ce qui est pour moi fort invraisemblable.
Comme chez tant d'autres Néréides, les pieds des deux premiers segments sétigères sont très-ditférents des suivants. Ils sont, en effet,