‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 4)Chapitre 12 sur 20 · MO · texte numérisé non relu

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uniramés. Ils possèdent Ijien un cirre dorsal et une languette dorsale. aussi bien qu'un cirre ventral H une languette ventrale, mais ils n'ont qu'un seul processus séligère bilobé el un seul acicule. Les soies sortent en un double faisceau, dont le supérieur comprend des soies en arête liomogomphes et des soies en serpe hétérogomphes1, tandis que l'inférieur est tonné par des soirs en arête hétérogomphes et des soies en serpe hétérogomphes. Le processus séligère manquant est donc celui de la rame supérieure.

Au quatrième segment (3rae séligère), le processus séligère dorsal apparaît pour la première t'ois tomme un petit boulon, qui échapperai! facilement à l'observation sans quelques soies en arête liomogomphes, implantées dans son tissu. Dans les segments suivants ce processus acquiert son développement complet. L'absence de ces caractères remarquables dans la description d'ailleurs >i détaillée de M. Ehlers, doit s;uis doute être imputée à une omission plutôt qu'à une différence spécifique.

.M. Ehlers indique le premier segment (apode) comme n'étant pas plus long, ou à peine un peu plus long que chacun des suivants. Je le trouve au contraire, en moyenne, deux fois aussi long qu'eux dans le cas de rétraction de la trompe, el c'est bien ainsi que je le vois figuré dans le « Règne animal illustré. »

(liiez les grands individus, dont le nombre de segments s'élève parfois à une centaine environ, j'ai vu, dans la règle, la couleur d'un vert

1 Ces soies falcigères manquent en général aux pieds de la première paire, <-i n'apparaissent cpie dans Ceux de la seconde.

* Dans la fusion des espèces de ses prédécesseurs, M. Ehlers parait n'avoir guère tenu compte des données relatives au nombre des segments, il indique lui-même, dans sa diagnose. (pie ce dernier varie chez l'adulte de 70 à 80. Ce nombre lui parall assez constant, car il remarque plus loin, que les varialions dans la taille de l'animal tiennent moins à la multiplication des segments qu'à la croissance de charnu d'eux. H en donne pour preuve qu'un individu long de 25rom comptait déjà 71) segments, tandis qu'un autre de 71""" eu comptait seulement 78. Mais chez la N. incerta (biiineata) Quatrefages que M Ehlers n'hésite pas (peut-être à tort) à réunir à la A', cullrifera Gruhe, le nombre des segments s'élève, d'après M. île Quatrefages, à 150 ou 160 (Hist. tirs Annelés, I, p. 535). C'est même la raison expresse pour laquelle j'ai rejeté jadi- la fusion de ces deux espèces (Annélides cliélopodes de Naples, p. 161. — Soc. de l'hys. XIX, p. 474). A Naples. la grande majorité des individus ne comptent que 70 à 80 segments, mais chez quelques-uns ce nombre s'élève jusqu'à 100

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bronzé avec reflets irisés en dessus, et d'un rose pâle en dessous (PI. VII, fîg. 1, a). Le vert du côté dorsal passe souvent au bleu d'acier. Chez les individus de petite taille (Cf. PI. VII, fîg. 1, b) la couleur verte passe au rose clair, avec reflets verts en arrière. M. Grube indique, au contraire, la coloration rose-clair en avant, passant en arrière au brun grisâtre, avec des taches blanches médianes. Je crains qu'il ne se soit glissé sur ce point quelque erreur dans ses notes, ou bien que la description ail été l'aile d'après des individus conservés dans l'alcool.

M. Ehlers parail n'avoir eu entre les mains qu'un petit nombre d'individus de la forme hétéronéréidienne, probablement conserves dans l'alcool. De là sans doute la rareté el le vague des remarques relatives à celle forme consignées dans son ouvrage. Cela m'engage à publier deux dessins faits d'après nature, et représentant deux Héléronéréides cultrifères, l'une mâle (VII, 1 B), l'autre femelle (VII, 1 C).

Chez la Lipephile cullrifera, comme chez la Leontis Dutnerilii, la transformation en Hétéronéréide est accompagnée d'une résorption du pigment, lequel n'est, il est vrai, celte fois point périlonéal, mais hypodermique. Celte résorption n'a jamais lieu dans la région antérieure du corps. Chez les mâles, les 16 premiers segments conservent leur coloration normale. Dans les segmenls suivants il ne subsiste plus qu'une raie verte transversale sur le milieu de chaque segment, au côté dorsal, raie qui s'inlerrompt même sur la ligne médiane dans la région postérieure. La coloration générale de celte région où la résorption du pigment a eu lieu, est d'un rose tendre, provenant essentiellement des vaisseaux, trèsmullipliés pendant la phase hétéronéréidienne. Les soies rémigères apparaissent dès le 16me segment.

Dans les 7 premières paires de pieds, le cirre supérieur prend une forme très-particulière. Sa moitié inférieure constilue un large cylindre qui se rétrécit brusquement pour former le mince filet terminal. Les deux lèvres de chaque rame sont relativement grandes, et la languette inférieure les dépasse beaucoup. Dans les 7 segments suivants (du 9rae au ÎS™6) les cirres perdent cette forme anormale, el les pieds ne

s'éloignent guère de la forme néréidienne, si ce n'est que je trouve dans la règle quelques papilles à la raine inférieure, autour du groupe supérieur de soies. Dès le 16""' segment le cirre dorsal devient crénelé, et les lobes foliacés apparaissent.

Chez les femelles (VII, 1 C), la coloration verte subsiste dans les vingt premiers segments. A partir du vingt-unième, la résorption du pigment vert devient totale, et toute cette région abdominale prend une couleur pâle, variée de noir intense Les taches noires sont dues à un nouveau pigment qui se déposée la base des pieds, accumulé surtout entre les pieds consécutifs. Les lobes membraneux des pieds n'atteignent leur développement complet qu'au 23""' segment ', et c'est aussi à partir de ce segment-là seulement que les soies rémigères (VII, 1 E) constituent l'armure exclusive des rames. Dans les 3 segments précédents, on aperçoit des lobes membraneux rudimentaires et l'armure pédieuse paraît, du moins au vingt-unième et au vingt-deuxième segment, porter dans la règle, à la fois, des soies néréidiennes et des soies hétéronéréidiennes.

Les mâles sont, d'ordinaire, plus petits que les femelles. Les premiers ne dépassent guère une longueur de o centimètres, tandis que les secondes atteignent jusqu'à un décimètre de long. La forme néréidienne paraît d'ailleurs toujours se raccourcir dans la transformation en Hétéronéréide. En revanche l'abdomen augmente de diamètre, grâce surtout au développement des pieds qui croissent en hauteur et en largeur.

Les modifications que subit le lobe céphalique de la forme néréidienne (VII, 1 A), au moment de la transformation en Hétéronéréide (VII, 1 D), sont de même nature que celles constatées plus haut chez la Leonlis Dumerilii. Ce lobe s'élargit notablement, et les yeux deviennent énormes. Le volume de ces organes devient même si eonsidé-

1 On voit floue que l'abdomen commence chez les femelles vers le 23me segment, mais chez les mâles dès le 16"1». Ce sont exactement les mêmes numéros que pour la N. Dumerilii. J'insiste d'autant plus sur ce fait que M. Eblers paraît admettre la mutation des pieds chez la N. cultrifera au même segment pour les deux sexes. Toutefois, on lie comprend pas bien, en lisant son ouvrage, s'il a eu lui-même des mâles de cette espèce entre les mains. Si son opinion était exacte, il deviendrait fort probable que nous aurions eu affaire à deux espèces différentes.

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rable qu'il nécessite un développement de l'occiput eu arrière. Le premier segment se trouve par suite comprimé et refoulé. Aussi sa largeur n'est-elle plus guère que le tiers de ce qu'elle était dans le principe '.

Les zoospermes (VII, l F. 1 G) ont une tète ovoïde, longue de 4mici et armée d'une dent en avant, comme ceux de la forme hétéronéréidienne de la L. Dumerilii. De même que chez ce Lycoridien, la tète du zoosperme est formée dedeux parties : l'une anléiieureetopaque,qui n'est sans doute que le nueléus transformé, el qui porte la dent; l'autre diaphane, à laquelle s'attache la queue. A un fort grossissement (Nil, 1 H) on peut s'assurer que la queue traverse toute celte région postérieure diaphane pour aller s'attacher au nueléus même. La moitié postérieure semble aussi montrer, au dessus du pôle caudal, quelque différenciation de structure. Les œufs sont incolores, finement granuleux, larges de 0ram,lo et entourés d'une membrane vilelline, à double contour fort distinct.

Je n'ai pu étudier la métamorphose de celle espèce avec autant de soin que celle de la Leonlis Dumerilii. parce qu'elle paraît avoir lieu plus tard dans la saison. Vers la lin de mars seulement, j'ai trouvé les premiers individus en voie de métamorphose, et encore étaient-ils fort rares.

Je n'ai trouvé d'éléments sexuels, dans la forme néréidienne, que chez des individus de grande taille, évidemment voisins de la métamorphose. Ces éléments font constamment défaut aux petits individus. Il n'y a donc, pour le moment, aucune raison de supposer, chez cette espèce, deux phases sexuées comme chez la L. Dumerilii.

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