‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 5)Chapitre 29 sur 56 · Terebella flexuosa · texte numérisé non relu

Terebella flexuosa

Amphitrité flexuosa Délie Chiaje, Memorie, III, p. 180, tav. xun, 5. — Descrizione, III, p. 70; V, p. 94,

lav. 105, fig. 5.

Amphitrite Tondi Deile Chiaje, Memorie, tav. xlv, 3. — Descrizione, tav. 80, fig. 2 (mutilata).

Corpus 4-7°"n lougum, 6mm loin m. thorace pallido, colluri rnbm, hilubo, segment is 2»>sticis sex macula communi rentrai! trigona insignïbus, toris uncinigeris rvbro limbatis. Begio àbdominàlis virictis vêt griseo-viridis. Segmenta pha/retris instructa 16. Tori nnei-

nigrri anteriores sex série»/ imicam uncénoritm progressivonon néréides ; cœtcri uncinos 2)rogrcssitvs eum rctrogressieis alternâmes, série unica, gérant.

PI. XXXI, lig. 1.

Cette espèce est assez commune et a dû passer par les mains de Délie

1 Le nom spécifique de flexuosa a été employé pour deux espèces différentes : d'une part, Délie Chiaje l'applique à une Téréhelle du golfe de Naples ; d'autre part, M Grube et M. Œrsted l'ont donné à une espèce d'Islande (Archiv fur Naturgesch., XXVI, 1860). Il y a d'autant moins d'inconvénient à conseiver le nom de Terebella flexuosa {Amphitrite flexuosa D. Ch.) pour la première de ces deux espèces, que la seconde, ne possédant qu'une paire de branchies, doit rentrer dans le genre ldaliu Qlrfg., où M. de Quatrefages l'a déjà inscrite avec raison sous le nom à'Idalia flexuosa.

Chiaje, mais il n'est pas facile de déterminer sous quel nom il l'a décrite. Il a reconnu toutefois (Descrizione, V, p. i)i) qui1 son Àmpkitrite Tondi, dont l'abdomen est indiqué comme vert de pistache, est spécifiquement identique avec son Ampkitrite jlvxuosa '. Or, chez l'espèce que nous considérons ici, l'abdomen prend en effet celte couleur à l'époque de la maturité sexuelle. 11 me semble probable qu'il avait établi dans le principe VA. flexuosa d'après les individus non mûrs et VA. Tondi d'après les individus mûrs.

Cette espèce est facile à reconnaître à sa belle coloration, surtout à l'écusson ventral d'un rouge intense (I a) qui s'étend dul2meau 17me segment, et qui se détache sur la couleur jaunâtre des parties voisines. Des angles antérieurs de cet écusson partent deux lignes rouges très-minces qui bordent la partie antérieure de la région sternale; cette dernière est elle-même d'un rouge pâle. Les tores uncinigères thoraciques sont aussi entourés d'un liséré rouge.

A partir du 9mo segment, les plaques onciales (1 A) sont, dans chaque rangée thoracique, alternativement progressives et rétrogressives. On peut d'ailleurs se convaincre que les secondes sont toujours un peu en retrait des premières, et qu'il s'agit au fond de deux rangées profondément engrenées l'une dans l'autre. En effet, chez les jeunes individus, ces deux rangées sont beaucoup plus faciles à reconnaître comme distinctes l'une de l'autre que chez les adultes.

Cette espèce m'a présenté quelques exemples d'irrégularité dans la distribution des plaques onciales. J'ai vu un individu chez lequel la première rangée de crochets

alternes était au 10 serment et non au 9n"\ Chez un autre j'ai vu l'alternance cesser

déjà au 18"ie segment, c'est-à-dire au dernier segment thoracique au lieu du premier abdominal. Toutefois ce sont là de rares exceptions.

Les jeunes individus ont jusqu'à une centaine de taches oculaires qui n'existent pas chez les adultes.

La couleur verte à l'époque de la maturité sexuelle est due au développement dans la cavité périviscérale d'une multitude de cellules constituant une sorte de corps graisseux. Ces cellules (1 B, a, b, c) sont

1 Cette identification faite par Délie Chiaje n'est admissible que dans l'hypothèse d'une mutilation des individus représentés sous le nom d'Amphitrite Tondi. L'auteur ne figure, en effet, que deux paires de branchies chez l'.l. Tondi, taudis qu'il en dessine trois chez VA. flexuosa.

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sphériques, munies d'un nucléus ovale très-distinct et contiennent un amas de granules verts. Leur diamètre habituel est de 26 microm., mais on en trouve de bien plus petites : quelques-unes n'atteignent pas la sixième partie de cette largeur. Entre ces cellules tlottent les régimes de zoospermes en voie de formation (1 B, d) chez les mâles, les ovules chez les femelles. Elles jouent incontestablement un rôle médiat ou immédiat dans la production des éléments reproducteurs et doivent être comparées au tissu sexuel des Néréides et d'autres Annélides. On trouve d'ailleurs chez toutes les Térébelles des cellules analogues à l'époque de la maturité.

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